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Marc Dorcel : Dans la peau d’un acteur X

le 27/11/2015 à 01:01
Marc Dorcel, l’une des plus grandes sociétés de production de films pornographiques en Europe et connue pour l’atmosphère chic de ses scènes, a publié il y a peu deux courtes vidéos pour la réalité virtuelle. Ils portent à ce nouveau medium un certain intérêt depuis un petit moment, et ils ont donc finalement franchi le pas. Ces films font figurer des actrices X telles qu’Anna Polina, Tarra White et Jessie Volt.

La première vidéo softcore est gratuite, tandis que la seconde, hardcore, est disponible pour 9,99 euros. Vous aurez aussi besoin d’un lecteur de vidéos 360° pour les regarder. Elles proposent un angle de vision à 360° et sont en 3D dessus-dessous.

Cet article portera essentiellement sur la vidéo softcore. Pour une review non censurée de la vidéo hard, rendez-vous sur X-realities.com (+18 ans).


Les vidéos

La première vidéo est gratuite et intitulée Expérience Soft, comme dans Softcore, vous ne verrez donc pas d’action hardcore ici, mais les actrices seront tout de même nues. Elle dure 2 minutes 46 secondes, pendant lesquelles vous incarnez le réalisateur du film. Tout autour de vous l’équipe de tournage installe le plateau et les actrices se préparent. Anna vous les présente toutes et elles profitent de cette occasion pour flirter avec vous. A la fin, Anna apprend par téléphone que l’une des actrices a manqué son vol. Suite aux encouragements généraux, elle décide de participer aussi au tournage.
 
La seconde vidéo coûte 9,99 euros, dure 7 minutes 34 secondes et se nomme Dans la peau d'un acteur X. Cette fois vous incarnez la pornstar masculine. Le décor est le même, mais vous êtes allongé sur un matelas entouré des cinq femmes, positionnées en arc de cercle, qui vous donneront du plaisir.
 
Marc Dorcel : Dans la peau d’un acteur X  - 4

Leur qualité

Les films ont été tournés avec un kit de 14 caméras Go Pro. Leur résolution et framerate sont très bons, et leur 3D excellente. Elle est parfaite au niveau des personnages et du mobilier, mais affiche juste quelques mauvais raccords sur les murs, ce qui fera loucher le spectateur s’il regarde le sol à ses pieds. C’est dû aux raccords crées par l’utilisation de plusieurs Go Pro, qui crée quatre points de vue parfaits autour de l’utilisateur, et des zones plus brouillonnes entre chaque. Marc Dorcel ne s’est pas caché de ce défaut, qui les a contraint à positionner les actrices en des points bien précis autour du spectateur. Et il y a eu un grand travail d’édition par-dessus, car la qualité des vidéos est au top !
 
La position de la caméra est bonne : notre corps n’est jamais déformé, que l’on soit assis dans le premier film ou allongé dans le second. Un cercle noir cache tout de même le haut de notre torse, mais c’est très acceptable. Une petite remarque tout de même : pour ce prix, la vidéo paraît trop courte ! Espérons que l’on aura des films complets dans le futur.  
 
Le kit 14 Go Pro utilisé par Marc Dorcel (credits Les Numériques)
Le kit 14 Go Pro utilisé par Marc Dorcel (credits Les Numériques)

L’importance du son

La qualité et l’utilisation du son sont aussi très bonnes ici. Les actrices peuvent être entendues depuis n’importe où, même par-dessus la musique. Par exemple, quand Anna est au téléphone, elle peut être parfaitement comprise, même si elle est au dernier plan derrière deux personnes qui discutent, et le son est aussi parfaitement spatialisé. C’est le plus frappant lors de la seconde vidéo, quand les cinq femmes sont positionnées tout autour de vous.


Des vidéos immersives

Le titre de la seconde vidéo est similaire à ceux des productions VR de Naughty America. Il nous indique que nous aurons la chance d’expérimenter une profession peu commune. C’est en effet l’un des gros avantages de la réalité virtuelle. Je veux dire, qui ne s’est jamais demandé au moins une fois ce que cela fait d’être un acteur porno ? Dans la première vidéo, Anna vous explique que vous êtes le réalisateur aujourd’hui. Et dans la seconde, les actrices vous appellent clairement « l’acteur » dès le début. Si vous êtiez réellement ces personnes, vous le saurez, ce n’est pas quelque chose que l’on peut oublier facilement.
 
Elles ne parlent probablement pas à l’acteur ici, mais plutôt à vous, l’utilisateur ! On est donc dans un jeu de rôle, et Anna, la narratrice, vous parle de votre rôle. Un autre détail va dans ce sens : dans le second film, les actrices sont déjà en train de vous caresser alors que le tournage n’a pas encore débuté. Il n’y a donc pas de film qui est en train d’être produit ici (à part celui en 360° que vous êtes en train de regarder), les caméras et l’équipe technique font en fait parties du décor. Les actrices portent des costumes que vous rencontrerez rarement dans la même scène : Tarra est une soubrette, Jessie est une infirmière, Anna est une femme d'affaires et les deux autres femmes portent de la lingerie sexy. Jessie s’en plaint même, vous expliquant que ces costumes n’ont rien en commun. Donc le film ne semble pas avoir de scénario du tout, combinant de nombreux archétypes de la pornographie pêle-mêle, et allant jusqu’à se moquer de cela. En fait, le véritable scénario, c’est vous incarnant le réalisateur et l’acteur.

Pendant les deux films, les actrices vont sans arrêt mélanger votre rôle et votre identité réelle, comme pour vous plonger dans la confusion. Dans les deux vidéos, Anna vous demande si vous êtes confortablement installé. Elle vous parle directement, et s’enquiert du confort de l’utilisateur portant le casque de réalité virtuelle. J’interviens souvent lors de salons ou meetups, et après avoir posé l’Oculus Rift sur la tête d’un visiteur, je demande à chaque fois si cette personne est bien installée. Les actrices rigolent en disant que vous êtes adorable comme si c’était votre premier film. Elle ne parlent probablement pas de la star porno masculine, qui n’en est sûrement pas à son premier rôle. Elles parlent de vous, qui avez plus de chance de n’avoir jamais essayé de films pornographiques en 360°, ou encore moins en 3D car ils sont encore rares, et sûrement pas signés Marc Dorcel… eh bien, car ceux-ci sont les premiers jamais réalisés !
 
L’intimité créée par la réalité virtuelle est un très bon moyen pour partager une idée. Et avec ce film, Marc Dorcel a décidé d’envoyer un message responsable : deux préservatifs différents seront utilisés dans cette scène. Et cela n’est pas caché honteusement : Jessie ouvre même l’emballage avec sa bouche et en rit. Le message est donc clair : éclatez-vous de façon responsable !


La mise en scène

Nous parlerons enfin un peu de la mise en scène, qui est ici très adaptée à la réalité virtuelle. Le point de vue principal est toujours face à nous. C’est là que se déroulera la plupart de l’action, avec Anna et Jessie. Cela devient évident quand chaque actrice vous est présentée et qu’elle se place juste en face de nous pour se déshabiller. Tarra va même jusqu’à pousser Jessie sur le côté pour prendre sa place ! Mais il y aura souvent de multiples scènes qui se dérouleront simultanément autour de vous grâce à la vue en 360°.


Conclusion

Marc Dorcel nous a ici offert du contenu en réalité virtuelle de très bonne qualité : les vidéos en 360° et en 3D sont encore très rares, et c’est encore plus vrai dans la pornographie. La mise en scène est intelligente et le scénario est à la fois amusant et coquin. Le résultat obtenu montre que la société de production de films pornographiques a bien compris les nouvelles problématiques et possibilités de la réalité virtuelle. Et j’ai le sentiment que la qualité de leurs réalisations ne fera que s’améliorer avec le temps. Mais la prochaine fois nous aimerions une vidéo plus longue !


Tag(s) associé(s) : Marc Dorcel, 360, Actualité
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