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Virtualis : la VR pour lutter contre le mal de mer !

Publié par
 @NiK_ETR
le 31/01/2016 à 20:05
Alors que l'on reproche souvent à la réalité virtuelle de provoquer des nausées ou des maux de tête, la société française Virtualis a eu la bonne idée de se servir de ce trouble pour traiter les problèmes de cinétose (mal des transports) et autres pathologies vestibulaires.


Fondée il y a deux ans par Franck Assaban (kinésithérapeute spécialisé dans la rééducation vestibulaire) et Timothée Fonlupt (directeur technique), qui se sont d'ailleurs rencontrés sur le forum d'EnterTheRift, la société en plein essort propose ses solutions à plus de 45 établissements qui ont déjà permis de traiter les maux de plus de 3000 patients.

 

La stimulation optocinétique

Pour la rééducation vestibulaire, la technique la plus fréquemment employée est la stimulation optocinétique. Le principe consiste à placer le patient debout au milieu d'une pièce plongée dans le noir. Un appareil va alors projeter des points lumineux qui vont défiler sur les murs, un effet "boule à facettes" que l'on peut retrouver dans les soirées discos par exemple.

 
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Cette méthode provoque un conflit sensoriel entre la perception visuelle du mouvement (les points lumineux) et le corps qui est immobile. À force d'exposer le cerveau à ce conflit, on favorise la plasticité neuronale : le cerveau se réorganise et commence à s'habituer à ce grand écart de perception. Les habitués de réalité virtuelle ont sans doute déjà connu ce phénomène : si chez certains la cinétose (ou Motion Sickness) est très présente lors des premières séances de réalité virtuelle, le corps s'habitue progressivement et le phénomène s'amenuise avec le temps même s'il ne disparaît pas toujours.

Cette méthode présente de nombreux inconvénients :
  • le matériel est onéreux
  • l’agencement du cabinet de consultation est contraignant
  • l'expérience n'est pas réaliste
  • le kinésithérapeute est obligé de travailler dans le noir et il est lui-même exposé à la stimulation une grande partie de ses journées
C'est ce qui a conduit Franck Assaban à s'orienter vers la réalité virtuelle pour trouver une solution à la fois moins couteuse, plus efficace et plus facile à mettre en œuvre.

Déjà trois logiciels disponibles

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Virtualis propose 3 produits pour traiter différentes pathologies vestibulaires :
 

OptoVR est le produit qui remplace la fameuse "boule à facettes" évoquée précédemment. Le logiciel propose de multiples environnements réalistes ou conceptuels "en rotation" pour habituer le patient à subir des conflits sensoriels.

PosturoVR permet de mesurer la verticale visuelle subjective (VVS) et la dépendance visuelle.  Le logiciel calcule et affiche l’écart angulaire entre la verticale réelle et celle perçue par le patient et permet ainsi de détecter et de traiter les déficits.

CinetoVR permet de traiter le mal par le mal en plaçant le patient dans des situations bien connues de cinétose : à bord d'un bateau, dans un ascenceur ou encore la lecture dans une voiture.
 

"100% de clients satisfaits"

Le succès est visiblement au rendez-vous puisque 100% des clients de Virtualis se sont montrés satisfaits d'après Franck Assaban. Cette nouvelle méthode est donc bien partie pour devenir un nouveau standard dans le domaine de la rééducation vestibulaire. Une récente enquête interne montre même que sur certains paramètres, le traitement des pathologies s'avère 50% plus efficace qu'avec l'ancienne méthode des boules à facettes et points lumineux.


Nous souhaitons toute la réussite possible à cette jeune entreprise issue de notre communauté et pour ceux que le sujet intéressent, sachez que Franck Assaban participera prochainement à notre podcast, n'hésitez donc pas à préparer toutes vos questions relatives à la cinétose et autres pathologies vestibulaires.


Tags associés : Médical, Cinétose, Actualité
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