TEST
Test - Edge of Nowhere : Lovecraft, es-tu là ?

le 20/06/2016 à 03:54
Les jeux prenant place dans un froid polaire ne sont pas les plus représentés, même si on note tout de même une mise en avant plus importante dernièrement de ce genre d'environnement avec notamment la scène indépendante. Et s’il y a bien une technologie capable de nous faire ressentir la solitude d'un personnage perdu en plein Antarctique, c'est la réalité virtuelle. Dans Edge of Nowhere, vous incarnerez le pauvre Viktor Howard parti à la rescousse de sa collègue Ava Thorne qui, sous la coupe de l'obstiné Simons Edward, est partie en expédition en quête d'une civilisation inconnue... Et quand on sait qu'Edge of Nowhere est relié au roman Les Montagnes Hallucinées de Lovecraft, on comprend que ce voyage ne sera pas de tout repos.
L’Antarctique est magnifiquement représentée
L’Antarctique est magnifiquement représentée

Enfin de la VR dans la langue de Molière

Le jeu, contrairement à ce que l'on pourrait croire, ne commence pas dans un environnement au froid polaire, mais au contraire en pleine jungle au milieu du Chili. Vous y incarner à la première personne Viktor Howard, en compagnie d'Ava Thorne. Un cri se fait entendre à votre droite, vous tournez donc la tête pour voir un Puma qui se jette sur vous. Coupure et passage dans un avion visiblement mal en point, la pilote vous dit d'attacher votre ceinture, la visibilité est nulle à cause des vents glaciaux, et le crash ne se fait pas attendre. Ces deux scènes d'introduction succinctes sont l'occasion de remarquer plusieurs choses, et la première selon moi, c'est la VF ! C'est en effet un des jeux avec FATED à proposer de la VR avec sous-titres, voir pas de sous-titres du tout. De plus cette VF est dans le haut du panier, avec des acteurs parfaitement convaincants dans le jeu de leurs émotions, un vrai plus pour une aventure inspirée d'une oeuvre de Lovecraft. On aura aussi remarqué la qualité des graphismes, avec des visages criants de réalisme, une belle 3D, et aussi un bon rendu sonore 3D.

Retour en plein milieu de l'antarctique. Votre avion est totalement explosé, le pilote est décédé à l'avant, et il va donc falloir avancer dans ces terres d'un blanc aveuglant pour découvrir ce qu'il est arrivé à l'expédition d'Ava et Edward. L'occasion de rencontrer des copains pingouins en pleine glissade, et des lieux d'une rare beauté. Un petit moment de calme et d'admiration dont il faudra profiter, car la suite de l'aventure ne vous laissera pas le temps de souffler. Les choses vont d'ailleurs très rapidement dégénérer, et seulement quelques mètres plus loin, vous allez avoir l'occasion de rentrer dans une grotte, et d'entendre un homme, probablement un survivant de l'expédition, se parler à lui même d'une façon qui ne fait aucun doute sur le fait qu'il a sombré dans la folie. Viktor va tout de même tenter de raisonner ce pauvre bougre, mais rien à faire, et vous allez vite devoir vous abriter des tirs de cet homme armé. Heureusement pour vous, vous allez pouvoir ramasser un fusil de chasse et des cartouches à côté de vous et pouvoir riposter, un seul coup suffisant à mettre fin à la vie de ce pauvre fou. L'occasion de découvrir le système de visée qui se fera à la tête, et où il suffit avec votre arme en main d'appuyer sur la gâchette LT pour vous mettre en joue et faire apparaître le viseur et d'appuyer sur la gâchette RT pour tirer.

Si la visée avec la tête n'est pas forcément le meilleur choix à faire dans un jeu à la 1ere personne, on se rend compte que pour un jeu à la 3e personne comme Edge of Nowhere, avec une camera toujours calée derrière le joueur, cela apporte une grande précision dans la visée (un boss en particulier avec son côté tir au pigeon va vous permettre de voir que vous aurez aussi une grande réactivité en visant de cette manière, réactivité forcément plus lente avec le stick d'un pad). Cette façon de viser, qui peut donc étonner au premier abord, ne pose aucun problème.
 
"Il y a une sacré ambiance dans cette soirée !"
"Il y a une sacré ambiance dans cette soirée !"

"Tu tires ou tu pointes ?!"

Si je devais pointer un problème du doigt au niveau du gameplay du jeu, ce serait justement cette fameuse caméra toujours collée dans le dos. Edge of Nowhere est très clairement un Survival Horror, et comme tout bon survival horror, vous allez devoir faire attention à ne pas gaspiller vos balles inutilement (au moins dans les 2 niveaux de difficulté supérieure), ce qui fait que le jeu va souvent vous donner la possibilité de la jouer d'avantage infiltration, et donc d'éviter les ennemis sur votre chemin. Hélas, si vous évitez un ennemi et continuez votre route, cet ennemi va se retrouver dans votre dos, et si par malheur il vous remarque et se met à vous attaquer dans un de ces moments là, vous ne pourrez pas compter sur votre manette pour faire tourner la camera, le stick droit étant tout simplement inutile. Il faudra donc tourner sur vous même dans la hâte pour pouvoir vous débarrasser de cet ennemi, ce qui est très gênant pour un jeu pareil que vous allez probablement faire comme moi le cul assis sur votre chaise. Cependant je vous rassure, je n'ai rencontré ce problème que deux fois dans mon aventure... Mais ça permet tout de même de démontrer que ce choix de gameplay n'est pas optimal, pourquoi ne pas ajouter à la limite un bouton pour faire se retourner le personnage comme le font d'autres jeux à la 3ème personne ?

Mais les ennemis justement, qui sont-ils ? Des survivants de l'expédition devenus fous comme le pauvre bougre qu'on a dû abattre au début de l'aventure ? Eh bien non, vous allez très vite vous rendre compte que la fameuse civilisation inconnue qui a poussé le Professeur Edward à organiser cette expédition est encore tout ce qu'il y a de plus vivante. Vous allez tout d'abord faire la connaissance des créatures me faisant personnellement penser au mythique Facehugger d'Alien, avec la même passion pour l'accouplement avec votre visage. Ces créatures sont assez faibles, et vont vous permettre de faire connaissance avec votre piolet, une arme limitée en puissance, mais très réactive, et parfaitement adaptée à ces créatures vives et peu résistantes.

Par la suite cependant, les créatures que vous rencontrerez seront bien puissantes, et vous demanderont d'utiliser votre fusil de chasse, voire pour les plus puissantes de les contourner. En effet, les esquiver va donc vous demander de vous faire la main sur l'élement du jeu qui sera le plus utilisé pour tout joueur consciencieux, alias le jet de pierre. Viktor va rapidement se rendre compte que ces créatures sont totalement aveugles, mais ont une ouïe extrêmement développée. Tenter de passer derrière elles fera qu'elles entendront vos bruits de pas, et il faudra donc ramasser des pierres qui trainent un peu partout dans les niveaux (mais en nombre limité tout de même), et les jeter à l'extrémité du chemin que vous souhaitez emprunter pour voir la créature accourir sur le lieu ou est retombé la pierre. Vous n'aurez donc plus qu'à passer tranquillement le plus loin possible des créatures et avancer en toute sécurité.

Si cette mécanique de jeu vous dit fortement quelque chose, et bien il y a des chances que vous ayez joué au jeu The Last Of Us, car oui, Edge of Nowhere est totalement un The Last of Us-like. Que ce soit dans l'utilisation de ses ennemis aveugles, de ses jets de pierre ou de ses munitions extrêmement rares poussant le joueur à privilégier l'évitement du combat au contact direct, une grande partie du jeu m'a fait penser à ce jeu des gars de Naughty Dogs. Mais Edge of Nowhere m'a aussi fait penser à un autre jeu, ou plutôt une autre saga... Uncharted, encore une fois de Naughty Dogs.
 
Comme un certain Nathan Drake, Viktor à l'habitude que tout s'écroule sous ses pieds
Comme un certain Nathan Drake, Viktor à l'habitude que tout s'écroule sous ses pieds

Les aventures de Jean-Michel Lapoisse

Car oui, entre deux rencontres non amicales, le jeu va aussi vous demander d'avancer dans ses terres glaciaires et dangereuses. Une mécanique qui va revenir souvent dans le jeu est celle de l'escalade de paroies glacées, histoire de voir que oui, un piolet est un outil pas mal pour éclater la tête de son voisin, mais aussi pour escalader ce genre de paroie. Ces phases d'escalade sont très classiques, et m'ont rappelées aussi bien Uncharted que God of War... Et tout un tas d'autres jeux en fait. Edge of Nowhere a tout de même ajouté la notion de cassure de la glace, qui vous demandera d'être toujours en mouvement, la couche ayant tendance à céder si vous restez trop longtemps immobile à un endroit. Et des choses qui vont "céder", il va y en avoir des tas tout au long de votre épopée, avec notamment des ponts qui vont s'écrouler sous les pas du malchanceux Viktor, le faisant passer une fois de plus pour un ancêtre de Nathan Drake (le jeu se déroulant en 1932).

Ces phases, même si elles sont évidemment aussi téléphonées que dans la série dont elles sont inspirées, passent cependant très bien, et permettent de décompresser un peu après un enchaînement de passages plus inspirés du Survival Horro. Cela donne au jeu un coté plus "aventure" qui lui va très bien. Les dernières phases qui me rappellent une fois de plus la série des Uncharted sont les courses poursuites. À certains moments de l'aventure, vous allez voir débouler une créature à côté de vous, puis une autre, puis une dizaine... Si vous êtes un minimum sensé, vous allez donc comprendre qu'il est totalement inutile de les affronter, et qu'il va falloir prendre vos jambes à votre cou. L'occasion d'avoir plusieurs phases de plate-forme, et de rencontrer parfois une créature d'une taille 'légèrement' imposante, déjà montrée dans quelques artworks du jeu, et une fois de plus fortement inspirée de l'imaginaire de Lovecraft.

Le jeu va donc suivre tranquillement son cours pendant plusieurs heures, enchaînant habilement les phases gonflées en sensations fortes avec celles en caverne demandant bien plus de calme. Vous aurez aussi droit à quelques cinématiques, la plupart du temps sous forme de flashbacks, histoire de mieux comprendre cette histoire qui est au final bien plus tirée par les cheveux qu'elle n'y parait au premier abord. Les pièces du puzzle au départ dans le désordre vont peu à peu s'assembler pendant que notre pauvre Viktor va, lui, au contraire, perdre de plus en plus la boule en avançant dans ces terres impies. Le scénario est maîtrisé et a tout du roman noir du début du XXe siècle. Vous allez d'ailleurs passer à côté du sujet si vous comptez simplement sur les cinématiques "imposées" par le jeu pour le comprendre, votre avancée vous permettant bien souvent de ramasser divers écrits que ce soit d'Ava, d'Edward ou parfois non signés. Des écrits qui font une fois de plus penser au roman Les Montagnes Hallucinées... Mais j'y reviendrais en fin de test (risque de spoil).

 
Valérie Damidot s'est fait plaisir sur la déco
Valérie Damidot s'est fait plaisir sur la déco

On commence à peine à s'amuser et la fête est déjà finie !

Au moment du bilan, il est peu dire que j'ai adoré parcourir cette aventure... Et c'est ce qui a rendu ma déception encore plus grande de me rendre compte au bout de seulement 3 h 40 d'aventure que les crédits s'étalaient devant moi. J'ai fait le jeu dans la difficulté normale, en évitant au final assez peu de combats, préférant ruser pour envoyer les ennemis vers leur propre mort, avec l'utilisation par exemple de plantes qui déploient des piquants mortels si on se frotte un peu trop à elles. Certains joueurs finiront donc peut être le jeu en un peu plus de 4 h, mais ça reste tout de même assez décevant pour un jeu annoncé à 5 à 6 h de durée de vie un peu partout. Puis, voir la fin d'un jeu plus vite que ce qu'on prévoyait quand il est d'une qualité moyenne ne pose pas trop de problème (ADR1FT, je pense à toi), mais dans le cas de l'excellent Edge of Nowhere, c'est une vraie déception qui se produit, et on aurait aimé continuer à parcourir ces froids polaires avec notre ami Viktor, personnage qui se révèle au final assez attachant.

Il est donc dommage que les gars d'Insomniac ne se soient pas accordés un délai supplémentaire pour prolonger l'aventure, d'autant plus que le jeu était loin de s'essouffler, avec à la fin la mise en place de nouvelles choses donnant un nouveau piquant à l'aventure... Bref, si un jour Insomniac voulait, pourquoi pas, adapter une autre oeuvre de Lovecraft dans un environnement différent, mais en utilisant les mêmes mécaniques, j'espère qu'ils se donneront le temps et les moyens de donner une durée de vie à la hauteur du titre, car pour le coup cette fin trop abrupte fait louper de très peu la marche du must have à Edge of Nowhere.
 

Hypothèse : Les montagnes Hallucinées / Edge of Nowhere, juste une inspiration ? (Fort risque de spoil)

Si on peut lire un peu partout sur Internet qu'Edge of Nowhere est inspiré du roman Les Montagnes Hallucinées plusieurs fois cités dans ce test, ayant fini jeu et bouquin, il me semble être bien plus que ça. Sans trop rentrer dans les  détails, on va aborder les similarités entre les deux œuvres. Tout d'abord, l'Antarctique, qui subit là des exploration d'équipes scientifiques aussi bien dans le livre que dans le jeu. Ensuite on a l'époque, le livre se passant en 1931, et le jeu, lui, en 1932.

Mais le point le plus important reliant selon moi les deux œuvres, c'est le but de l'expédition du professeur Edward, antagoniste d'Edge of Nowhere. On découvre en effet en lisant les différentes pages de journal trouvé dans l'aventure qu'il a décidé de venir faire ses fouilles suite à un document qu'il a trouvé, décrivant le lieu et ses restes d'une civilisation inconnue. Là, le rapprochement est direct, car tout le livre Les Montages Hallucinées est en fait une description de l'expédition de 1931 et de ses  découvertes, description que le Professeur Dyer a, à la base, écrite pour décourager quiconque d'aller arpenter ces lieux maudits... Edge of Nowhere fait donc fortement penser à une suite du roman, où le texte de Dyer aurait au final eu l'effet inverse auprès du professeur Edward, qui se serait vu bien plus attiré par ces étrangetés qu'effrayé. Le dernier rapprochement qui prouve indéniablement que le jeu ne s'inspire pas seulement des oeuvres de Lovecraft est la citation par moment du  Necronomicon, qui est un ouvrage central du Mythe de Cthulhu, pure création de Lovecraft. 

Quelques points cependant semblent différencier les deux oeuvres, avec notamment le bestiaire qui ne semble pas forcément concorder. Les lieux que visite Viktor, le héros d'Edge of Nowhere, ne ressemblent pas non plus vraiment à ceux décrits dans le livre. Les habitations du livre fourmillent d'histoire, avec de nombreuses sculptures et fresques comptant le passé de cette civilisation éteinte, là où les grottes parcourues dans le jeu ne donnent aucunement l'impression d'avoir été creusées par un quelconque peuple, mais semblent plutôt d'origine naturelle. Bref, Edge of Nowhere ressemble au final plus à une suite non officielle, fortement inspirée, mais avec tout de même son lot de prises de libertés au regard du matériau d'origine, et pourra donc être aussi bien apprécié par les lecteurs du roman que les nouveaux venus... Même si parcourir les deux œuvres restera à mes yeux un plus appréciable.
RÉALISATION
Edge of Nowhere est beau, avec notamment une superbe 3D relief qui se révélera souvent utile dans l'aventure avec de nombreux plans en plongée vous montrant Viktor descendre en rappel dans des profondeurs effrayantes. Il bénéficie aussi des meilleures animations que j'ai vues actuellement en réalité virtuelle. Mais le jeu n'est pas une claque technique à proprement parler, avec un aliasing légèrement présent, et des lieux la plupart du temps extrêmement sombres qui vont limiter le fameux "Whaou Effect".
JOUABILITÉ
Pour sa jouabilité, il me semble clair que le jeu a comme inspiration principale The Last of Us et la série des Uncharted, et heureusement, il s'en sort admirablement et ne passe pas pour une copie fade de ses modèles. Le héros répond parfaitement, les phases de plateforme s'enchainent, et les phases de tir qui utilisent la visée avec la tête sont très précises (une fois de plus comme dit plus haut, un boss en particulier devrait vous permettre de juger de la précision et la réactivité que vous donne ce mode de visée). Étant à la fois fan des deux séries dont le jeu s’est inspiré, c'est donc avec un grand plaisir que j'ai abordé le gameplay de ce jeu qu'il aurait probablement été impossible de retranscrire de façon aussi fluide avec une vue à la première personne.
AUDIO
Edge of Nowhere n'est pas un jeu qui contient des compositions magistrales qui vont vous faire écouter sa BO en boucle. Il va plutôt vous faire entrer dans son univers avec des morceaux en retrait, jouant plus sur son ambiance malsaine. Le son 3D est pour sa part parfaitement calibré, et même si un ennemi ne sera pas visible directement, ses gémissements vous permettront probablement de le localiser dans l'espace. Pour finir, le plus gros atout sonore du jeu est à mes yeux sa VF interprétée par des acteurs qui arrivent parfaitement à retranscrire les différents sentiments des protagonistes de l'aventure.

Mention spéciale à Viktor évidemment, et sa sombre descente dans la folie.
DURÉE DE VIE
La durée de vie est vraiment le talon d'Achille de ce jeu, car vendu au prix fort de 39,99 euros, c'est au bout de 3 h 40 d'amusement que je me suis retrouvé empli d'une grande frustration devant la scène de fin. Certains mettront peut-être un peu plus de temps, surtout dans la difficulté la plus élevée, mais ce sera plus dû à la complexité de ses passages d'infiltration qu'aux contenus du jeu lui-même. Il est donc bien dommage de voir que les développeurs n'ont pas poussé un peu plus loin cette expérience qui n'était en aucun cas ennuyante avant sa conclusion.
IMMERSION
Les paysages de l'antarctique on beau être très agréables à visiter en VR, on ne peut pas vraiment dire que l'immersion soit le point fort d'Edge of Nowhere. L'immersion et la 3e personne en VR sont assez difficiles à faire cohabiter, mais certains jeux y arrivent plus que d'autre. Chronos par exemple avec sa caméra fixe et souvent placée dans des recoins sombres des niveaux m'a donné ce sentiment d'être un spectateur de l'aventure espionnant le héros, et cet aspect me donnait un vrai sentiment d'immersion. Pour Edge of Nowhere, on a droit à la traditionnelle caméra à l'épaule utilisée dans de plus en plus de jeux modernes, caméra qui est excellente pour donner un gameplay fluide et facilement accessible, mais qui ne procure pas vraiment l'impression d'arpenter réellement les lieux.
NOTE GÉNÉRALE
  80/100
Edge of Nowhere est l'occasion de voir qu'un jeu a beau enchainer les bons points en sa faveur, s’il est trop court, alors une amère déception en ressortira au moment de faire le bilan. Entendons-nous bien, malgré sa faible durée de vie, Edge of Nowhere est tout simplement l'exclusivité VR que j'ai le plus apprécié en 3 ans de réalité virtuelle, et très clairement celle dont je me souviendrai le plus longtemps, mais son contenu bien trop léger l'empêche malheureusement d'atteindre, voire de dépasser le fameux cap des 90 sur 100 auxquels il aurait pu prétendre si sa durée de vie s'était étendue de quelques heures avec un niveau de qualité maintenue.

Il reste cependant un jeu mêlant avec brio le survival horror et l'action-aventure, avec une ambiance lovecraftienne parfaitement retranscrite, et une ambition clairement supérieure aux autres projets que la réalité virtuelle a l'habitude de nous proposer. Je croise donc les doigts pour qu'Insomniac ne s'arrête pas à ce coup d'essai sur l'idée de l'adaptation libre de roman de Lovecraft, et revienne dans quelque temps avec un nouveau jeu aussi bien polishé... et une durée de vie à la hauteur, cette fois.
Edge of Nowhere sur ETR Apps
Edge of Nowhere est un jeu d'action à la troisième personne avec quelques airs de Dead Space dans un univers glacé. Vous suivez la piste d'une expédition dans l'Antarctique qui n'a plus donné signe de vie. Le joueur passe ainsi d'un univers composé de...
Avis ETR          Avis des lecteurs


Tag(s) associé(s) : Software, Oculus Rift, Test
8 COMMENTAIRES

Connectez-vous pour commenter.