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TEST
Test - Final Approach : Pilot Edition : Oh seigneur du ciel, guidez nous !

le 23/08/2016 à 18:19
Final Aproach est à la base un jeu sorti pour le lancement du HTC Vive. Pensé pour ses manettes de détection de mouvements, il permet d'incarner en vue aérienne une sorte de dieu des véhicules volant qui a le pouvoir de guider des avions ou hélicoptères en traçant des traits dans le ciel, que ce soit pour les faire atterrir ou passer par des points précis. Hélas, il se trouve que l'Oculus Rift est sorti sans manettes de détection de mouvement, ce qui rend la jouabilité du jeu compliqué à porter en attendant les Touchs... Et c'est là que la 'Pilot Edition' apparait. Ici, vous ne devrez plus tracer des traits, mais bien piloter vous même vos véhicules. Cependant, hormis ce détail, le jeu et ses missions n'ont pas vraiment changé, alors... Pari gagnant ?

Mon beau bureau, c'est le plus beau des bureaux !

L'atterrissage peut être compliqué, surtout avec de si gros avions
L'atterrissage peut être compliqué, surtout avec de si gros avions
Pour commencer, le lancement des missions se fait par un menu qui va prendre la forme d'un bureau où vous serez assis. Une approche qui est adoptée plusieurs autres jeux en VR, on repassera donc pour l'originalité. Surtout qu'il est vide et austère dans Final Approach alors qu'il est bien plus soigné dans certains jeux comme Esper 2. On clique donc sur le répondeur qui clignote à côté de nous pour entendre une voix nous faisant les présentations et nous proposant de lancer la première mission, et on s'exécute.

Après un chargement assez rapide, on se retrouve en vue aérienne au-dessus d'une petite île avec un rendu fort agréable en VR. Les détails au sol sont bien visibles, l'impression de hauteur est bonne, l'occasion de voir voler au-dessus de cette ile tout plein de petits avions... Enfin, petits, c'est l'impression qu'ils donnent vu d'en haut, car si le concept du jeu est bien de manier de vrais véhicules, les graphismes cartoon du jeu donnent clairement plus l'impression de survoler un coffre à jouer. Et comme pour Toybox avant lui, cet effet passe à merveille en VR

Une jouabilité à la Ace Combat, des objectifs à la chauffeur de bus simulator

Les mini-jeux diversifient un peu l'expérience, mais restent trop classiques
Les mini-jeux diversifient un peu l'expérience, mais restent trop classiques
Une "voix" vous expliquera que regarder voler les avions c'est bien sympa, mais pourquoi ne pas plutôt les piloter ? Pour ça, rien de plus simple, il vous suffit de viser un de ces avions avec le pointeur se trouvant au centre de votre vue et d'appuyer sur A... Voilà, vous êtes aux commandes ! Enfin, aux commandes, plus ou moins, car c'est avec une vue à la 3e personne que vous allez piloter dans le jeu, une vue qui rend d'ailleurs extrêmement bien en VR, avec un des meilleurs effets 3D que j'ai vu dans le Rift. Une vraie réussite sur ce point-là !

Vous allez d'ailleurs vous rendre compte assez vite que le gameplay est assez fun, avec des véhicules qui répondent globalement très bien (même s’ils ne se valent pas tous niveau maniabilité), mais avec une vue particulière qui va toujours rester calée dans la même direction. Ce qui fait que quand vous allez vouloir bouger votre joystick pour faire tourner votre avion, la caméra elle, restera fixée dans le même sens et il faudra appuyer sur la gâchette LB pour remettre la caméra en place derrière l'avion une fois votre virage pris. Un choix probablement fait par les développeurs afin de limiter les nausées, car même si personnellement je ne suis plus touché par ce problème depuis bien longtemps, il me semble assez clair que Final Aproach : PE ne sera pas à conseiller à tout le monde. Entre les loopings et le changement de vue constant entre ciel/véhicules/ciel/véhicules, certains risquent bien de recracher leur quatre-heures...

Oh Eh, Eh Oh, on rentre du bou... Ah non, on a encore des choses à faire

Un des quatre niveaux qui prend place en mer
Un des quatre niveaux qui prend place en mer
On peut donc piloter des avions dans Final Aproach, mais pour en faire quoi ? Eh bien pour les faire atterrir pardi ! Et là où la première version du jeu vous demandait de tracer des traits avec vos contrôleurs, ici il faudra aller vous même vers un rectangle vert flottant en début de piste. Loupez-le et c'est le crash ! Une fois l'avion atterri, vous pourrez donc le ravitailler en le faisant rouler vers un hangar où il sera ravitaillé automatiquement. Après, petite nuance, si vous avez fait atterrir un avion en feu, il faudra l'éteindre, l'occasion de participer à un des 3 'mini-jeux' de l'aventure. Pour ce mini-jeu là, il faudra asperger votre avion d'eau avec une lance d'arrosage jusqu'à ce que le feu soit éteint. Le second mini-jeu vous demandera de faire partir des mouettes présentes sur la piste en leur faisant peur avec une corne de brume en les visant puis en appuyant sur le bouton A. Le troisième, lui, prendra place dans un aéroport et il faudra trier des bagages en les envoyant dans un casier de la bonne couleur. Honnêtement, aucun de ces 3 mini-jeux n'est exceptionnel, et celui pour éteindre les flammes deviendra même lassant à la longue.

Car oui, Final Approach: PE est répétitif, et c'est peu de le dire ! Si les 15 missions du jeu lui donnent une durée de vie d'un peu plus de 4 h, il va aussi falloir faire avec un concept usé jusqu'à la moelle et des niveaux qui vont revenir en boucle. C'est donc au final quatre niveaux différents qui vont s'enchaîner, avec bien souvent les mêmes objectifs et les mêmes choses à faire (atterrissage d'avions et transport de caisse avec les hélicoptères). Des objectifs que le jeu va essayer de faire tourner un minimum, mais globalement la plupart des missions ressembleront à "Fais atterir 8 avions", " Transporte 4 caisses" ou "Éteins 6 incendies".

Bref, la vie de dieu des avions est au final bien monotone. À vous de voir donc si vous aurez le courage de finir les 15 missions actuellement disponibles pour le jeu (+ 2 missions bonus déjà annoncées qui seront ajoutées dans une future update), ou si vous allez très vite vous lasser et passez à un jeu plus 'planant' (Uh Uh).
 
RÉALISATION
Si Final Aproach n'est pas une claque graphique, il est cependant très agréable à regarder en VR, avec notamment une bonne impression de hauteur et une des meilleures 3D que j'ai vu. Cependant si les détails au sol comme les textures ou les personnages font parfaitement l'affaire en vue de haut, c'est un peu moins le cas quand on sera au sol comme lors des mini-jeux. Pour l'optimisation, j'ai eu quelques baisses de fluidité avec les détails en "Élevé" avec la configuration recommandée par Oculus, mais le jeu tourne très bien en "Moyen".
JOUABILITÉ
La jouabilité de Final Approach est assez bien adaptée aux contraintes d'une jouabilité aux pad Xbox One. Les véhicules répondent bien et les conduire procure pas mal de joies. La gestion de la camera par contre est plus problématique et va demander quelques minutes pour être prise en main. De plus, elle pourra donner pas mal de nausées à certains joueurs.
SON
Le jeu est un peu plus triste de ce côté-là. Pour commencer, la "voix" du jeu est loin d'être ce qu'on a pu entendre de mieux en VR (Esper 2), même si elle reste agréable,. Pareil pour les divers bruitages des véhicules du jeu qui manquent de peps, même si globalement les sons 3D sont plutôt bien retranscrit. Quant aux musiques, elles sont classiques, mais ont le mérite de ne pas être trop répétitives.
DURÉE DE VIE
Vendu 25 euros et offrant 4 h de jeu, Final Approach n'est clairement pas le pire élève qu'on ait pu voir parmi les jeux VR. Cependant, comme pas mal d'autres titres avant lui, on a affaire à une durée de vie facilement gonflée à coup d'objectifs ultra répétitifs et de niveaux qui vont être réutilisés à l'extrême.
IMMERSION
Final Approach est étrangement bien plus immersif quand on est en vue du ciel qu'aux commandes des divers véhicules. En vue du ciel, on a vraiment cette sensation d'être un enfant aux dessus d'une petite armée de jouet et cet effet passe à merveille en VR. Quand on conduit les véhicules par contre, on a plus l'impression de jouer à un shooter arcade traditionnel sur moniteur et les phases de mini-jeux à la première personne sont ratées niveau immersion à cause d'une mauvaise modélisation au sol et d'une visé à la tête assez déroutante.
 
NOTE GÉNÉRALE
  54/100
Final Approach: Pilot Edition est l'archétype du jeu VR avec un concept assez novateur qui ne réussit pas à se renouveler assez sur la longueur et finit donc par se prendre les pieds dans le tapis en voulant réutiliser sans cesse les mêmes mécaniques pour faire gonfler la durée de vie. Une formule qu'on rencontre malheureusement bien trop souvent dans nos tests. Sa jouabilité est pourtant bien pensé la plupart du temps (les mini-jeux clairement moins), et sa conduite d'avion est tellement amusante qu'au final, un jeu d'aviation purement arcade à la Ace Combat aurait pu être envisageable. Le titre est donc un excellent jeu pour des parties courtes, qui pourra donner de bonnes sensations à des nouveaux venus dans le monde de la VR (même si au contraire c'est aussi eux qui risquent le plus de ressentir de la nausée), mais il ne vaut clairement pas les 25 euros demandés

Config de Test : I5 2500K, 16GB Ram, GTX970 / 90 FPS en réglage Moyen
Final Approach : Pilot Edition sur ETR Apps
Final Approach : Pilot Edition est une version repensée de Final Approach. Là où le premier jeu utilisait le gameplay des manettes du HTC vive en vous demandant de tracer des traits pour guider des véhicules aériens, dans Final Approach : Pilot Edition, c'est vous qui prenez les commandes.
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Tag(s) associé(s) : final approach, Oculus Rift, Test
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