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TEST
Test - Please, Don't Touch Anything 3D : La fin du monde sous toutes les coutures

Publié par
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le 29/11/2017 à 20:57
PDTA3D est un jeu développé par Four Quarters et édité par Bulkypix. Ses bases ont été conçues lors de la Ludum Dare n°31, qui consiste à développer un jeu en 48H et le jeu a été ensuite porté en VR. Dans ce casse-tête indépendant ne se jouant que dans une seule salle, votre but est de finir le titre de toutes les façons qu'il propose. Ses fins s'accrochent alors sur votre mur sous forme de carte postale.

Faire un test de ce jeu est presque un Spoiler en soit, sans rentrer dans certains détails le test serait tronqué et trompeur, mais au vu des 15 euros demandés que je trouve excessif :

-soit vous ne lisez plus rien après cette introduction et me faites confiance aveuglément. Vous attendez au moins 50% de remise et tentez votre chance au pif avec un timer de 55 minutes activé pour le remboursement. 
-soit vous tuez potentiellement votre achat et votre découverte à la lecture de la suite, car tout le titre est finalement basé sur cette découverte et votre avis ne dépendra en fait que de ça.​

Un concept particulièrement simpliste


Please, Don't Touch Anything ne passe pas par quatres chemins : après avoir lancé le jeu, vous vous retrouvez directement face aux bras en mouvement d'une personne dont la voix vous explique qu'elle part et qu'il ne faut rien toucher pendant son absence. La porte se ferme et le jeu commence alors. Vous êtes dans une pièce face à un écran avec une ville en pixel, en dessous une console avec un gros bouton rouge ainsi qu'une commande "restart" et le reste de la pièce est rempli d'inscription en tout genre. 

Quelques interactions sont possibles avec certains éléments de décor comme des livres et classeurs, avec la possibilité même de découvrir du code morse et quelques chiffres sans la moindre utilité pour vous. Le jeu vous laisse à tel point dans le vide et sans indication que le démarrage sans savoir à quoi vous attendre est plutôt bizarre, voir un peu poussif si vous n'avez pas de chance. 
 

Votre curiosité comme clé avec ses conséquences ?


On appuie sur le bouton, un interrupteur apparaît, on appuie sur l'interrupteur, un bruit de sirène plutôt désagréable se met en route. On appuie de nouveau sur le bouton et boom ! La ville devant nous sur l'écran disparaît dans une explosion atomique en pixel, les murs de votre pièce tremblent légèrement. D'abord, on reste un peu bête, sur le coup on ne percute pas franchement. Puis on comprend que notre pièce est sans doute un bunker. 

On comprend alors avec une certaine ironie que l'on vient un peu de causer la fin du monde, ou en tout cas de la ville réelle en question qui serait au-dessus de nous. Mais entre la DA et le rendu et surtout assez peu de facteurs nous aidant à comprendre la situation, c'est finalement tellement mal amené que cette idée qui pourrait/devrait être un peu bouleversante et moraliste a un impact vraiment moindre en VR.

Une carte postale avec un champignon atomique apparaît devant vous et vient se coller au mur et la seule chose que vous pouvez alors faire, c'est appuyer sur "restart". Et tout revient à la normale. C'est sans doute d’ailleurs ce "restart" qui tue encore davantage un impact émotionnel quelconque de cette première scène.

Et ça démarre quand en fait ?


Vous regardez autour et fouillez à nouveau, vous avez peut-être oublié un élément important en route. Comme il n'y a rien à faire, vous appuyez à nouveau sur le bouton rouge, l'interrupteur apparaît à nouveau. Si vous ne percutez pas qu'appuyer deux fois de suite sur le bouton rouge change la donne, vous pouvez tourner en rond un moment. D'autant que des problèmes de collisions avec les manettes viennent parfois vous faire appuyer un double coup sur certains boutons tout seul sans que vous ayez eu le temps de comprendre.

Après avoir appuyé cette fameuse seconde fois décisive qui vous fera alors comprendre tout le reste, un cadran avec trois chiffres romains apparaît sur la console. Vous recherchez alors dans la pièce le code à six chiffres que vous demande l'écran pour faire apparaître d'autres cadrans avec d'autres "énigmes" à résoudre. Enfin vous comprenez réellement de quoi il en retourne et sur quoi le titre est basé et vous allez pouvoir jouer.

Un potentiel qui tombe un peu à l'eau

On dit souvent que la finalité d'une chose n'est pas le plus important, ce qui compte c'est le chemin parcouru. La plupart des "casse-tête" ou "puzzle" qui en découle se répartissent entre un certain pif d’événement et uniquement de la recherche dans la pièce de chiffre ou d'action simpliste à faire.  Si certaines de ses nombreuses fins ont un intérêt évident en VR et peuvent surprendre tel un souffle glacial dans votre nuque, il ne vous faudra sans doute qu'à peine 3 heures pour les boucler toutes sans véritablement plus d'intérêt au-delà du fait de les trouver elles-mêmes. Et comme un certain pif émane d'une partie d'entre elles, vous risquez d'être grandement tenté d'aller faire un tour sur le web pour écourter les fins susceptibles de vous manquer. 

Conclusion

Un des éléments qui aurait dû me parler vraiment pour apprécier beaucoup plus le titre et sa suite un peu facile, a pour moi été tellement mal amené ou de façon si banale et quelconque, que je n'ai peu être pas su reconnaître ce génie de la simplicité qui aurait dû m'émouvoir.  C'est dommage, car en y réfléchissant, l'idée en elle-même est vraiment bonne. Ce titre, malgré des qualités évidentes, a donc été un peu décevant, à cause aussi et surtout d'un chemin à parcourir pas franchement intéressant. Le jeu a en plus quelques bugs d’interactions en VR et des éléments graphiques parfois vraiment moches qui n'aident pas vraiment non plus à l'immersion.

Config de test: I7 6700, GTX 1080, 16 Go de ram et HTC Vive
Les points forts
  • Peut vous émouvoir ou faire froid dans le dos selon votre sensibilité
  • Des références à la Pop culture
  • Certaines fins bien trouvées
Les points faibles
  • Casse-tête décevants
  • Aliasing présent sans aucun réglage possible
  • Durée de vie
  • Certains splits 2D comme les toiles d’araignée qui font saigner des yeux
Please, Don't Touch Anything sur ETR Apps
La recette qui avait fait le succès de l'original reste inchangée : les joueurs se retrouvent une fois encore face à une étrange console composée d'un énorme bouton rouge et d'un vieil écran après qu'un de leur collègue soit parti en pause. Avant de quitter la...
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