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Publié le 17/12/2017 à 17:26

Test - L.A. Noire : The VR Case Files... Ou plutôt The VR Case Fails ?

Êtes-vous bien L.A. Noire : The VR Case Files, développé par la Team Bondi et édité et porté partiellement en VR dans le comté de Rockstar Games ?

-Oui Monsieur.

Vous êtes ici présent pour des faits remontant à 1947 au cœur de Los Angeles, vous êtes le principal suspect dans plusieurs affaires de corruptions et de traffic de stupéfiants ; d’emprunts aux roman de James Ellroy, ou encore au Dahlia Noir. Mais surtout, de très graves accusations pèsent sur vous aujourd’hui concernant le vol de 30 euros dû à un rapport qualité/prix douteux et le meurtre de plusieurs heures de la vie de milliers de joueurs. Vous serez écroué jusqu'à ce que la vérité éclate. Je vous préviens qu’en tant qu’ex Lieutenant dans les Marines durant la seconde guerre mondiale, je ne laisserai rien passer.
 

Doubt


Qu’est-ce qui vous fait sourire ? Vous croyez qu’avec un nom tel que Rockstar et un tour de passe-passe vous allez vous en sortir ? 

- Non Monsieur ! Le rendu des personnages n’a rien d’un tour de passe-passe. Ce sont 32 caméras haute définition formant un MotionScan, captant toute forme de mouvement sur le visage pour un rendu technique toujours aussi bon en 2017, mais surtout incroyablement immersif avec la VR. C’est comme si chaque personne interrogée était devant vous en vrai. Mais pas seulement, ceux aux alentours laissent aussi ressortir ces détails d’animation si vous y prêtez attention. Vous ne verrez ça nulle par ailleurs pour une forme d’immersion encore jamais ressentie jusqu’ici.

Toute forme de mouvement ? S’ils sont légèrement sur-joués, oui ! Sans quoi la compression de rendu les atténuerait. Vous me prenez pour un bleu avec de tels artifices qui ne justifient pas à eux-seuls cette situation, surtout quand les modèles 3D datent un peu !

- Oui c’est vrai, il y a quelques compromis ! C’est pourquoi, je propose une diversité de scènes, à commencer par la recherche d’indices, qui était autrefois plate et répétitive et qui ici prend un véritable sens en VR. Chaque objet est à taille réelle et n’a aucun problème d’interaction dans ces environnements immersifs. La recherche se fait naturellement et les lieux prennent vie complètement différemment quand tout est à l’échelle.

Humm ! Beaucoup d’éléments ne sont absolument pas interactifs, et qu’avez-vous à dire sur certaines de ces textures d’un autre âge toutes droit sorties des versions consoles et que l’on prend en gros plan sous les yeux ? Si pour une fois j’ai des bras, ce qui est rare, n’essayez pas cependant de me prendre pour un aveugle !

- C’est vrai qu’il y a quelques ratés de ce côté. Mais par contre, vous pouvez arpenter les zones sans aucune cinétose grâce au mode de déplacement de votre choix : que ce soit la téléportation en visant des éléments type “node” pour les plus sensibles, ou encore le système Locomotion VR qui ne vous demandera plus qu’à trottiner sur place chez vous afin ne jamais ressentir de mal-être grâce au rythme du jeu qui s’y prête parfaitement. 
 

Use intuition


L’absence de risque de cinétose dans de nombreuses phases devrait d’ores et déjà être un acquis commun et non une justification en soit. Ça vous évitera un passage à tabac par les matons d’ETR mais rien de plus ! Votre système Locomotion VR est absolument mal branlé, ce n’est rien de plus qu’un calvaire d’aller où l’on souhaite. Quand au système node ou de semi téléportation en vue externe, il transforme presque le titre en Point-n-Click. Parlez-moi plutôt de ces autres diversités ?

- Je vous propose des phases de combat corps-à-corps, dont la cinétique et la physique sont très bien rendues. Crochet, uppercut, ce sera aussi à vous de reculer, de vous baisser, pour esquiver votre adversaire si vous ne souhaitez pas simplement bloquer ses attaques en levant les bras pour vous protéger. C’est avant tout instinctif. Et si vous voulez mettre des baffes, grand bien vous en fasse, il vous suffira de garder les mains ouvertes pour une bonne giffle qui recadre bien les choses.

Des baffes ! Vous voulez vous justifier avec des baffes sans vibration dans un système de combat tout juste convenable ? Je ne m’appelle pas Terence Hill mais Cole Phelps, je suis notamment agent de police et j’ai une arme de service pour arrêter les criminels dans votre genre !

- Tout à fait, ne le prenez pas mal Monsieur l’agent, mais j’allais y venir. Il est évident que je propose une arme qui répond au doigt et à l’œil en VR. Des phases de shoot certes perfectibles et courtes, mais qui n’ont pas forcement à rougir face à tout ce qui est déjà sorti. Mais surtout vous avez une ville intégrale où poursuivre les suspects.

Lie


Quand les déplacements et les rechargements ne sont pas bugués, les phases de shoot sont au mieux correctes. Par contre, une ville intégrale ! On est aussi et surtout passé de 19 affaires à seulement 7 ! Ça fait un grand terrain vide pour si peu de choses à faire, vous ne me roulerez pas avec vos fariboles !

- Rouler c’est le mot M. Phelps, vous sauterez dans votre voiture ravi comme jamais auparavant, devrez tourner la clé pour la démarrer et agripper le volant avec vos contrôleurs de mouvement. Je suis allé dans ce niveau de détail pour compenser certains manques ailleurs. Par contre, si vous ne savez pas conduire, ne venez pas m’accuser de choses qui ne sont pas de mon ressort. Si vous plantez les voitures, c’est votre problème.

Soit ! Je vous accorde le bénéfice du doute sur ce point, mais toutes ces différentes phases de jeu se font avec un cassage constant de l’immersion via des textes sur fond noir. Quant à manipuler un volant imaginaire, l’immersion dépendra de chacun, on est loin d’être au top du rendu en conduite et parfois s’arrêter et ouvrir la portière parait juste compliqué.

- Le niveau d’interaction du véhicule est limité, vous n’allez pas me chier une pendule pour ça. Nous savons très bien tous les deux que ces phases étaient déjà daubées à l’origine et sans intérêt, la VR ne peut résoudre tous les problèmes de l’humanité.

Ce n’est pas une excuse ! C’est votre job de faire un meilleur travail surtout si on ne s’attarde que sur une maigre partie du tout !  

- Oui, mais j’ai rajouté des options et changé des tas de choses. Tout votre bureau est maintenant proche du réel, vous pouvez toucher à tout, changer la musique, jeter des stylos, répondre au téléphone ou encore danser la carioca devant votre miroir avec de nouveaux costumes.  

Good Cop, Bad Cop, Accuse


Parlons-en des changements, tiens donc ! Pouvoir dessiner sur mon calpin va-t-il m’aider d’avantage à résoudre des énigmes ? Surtout quand c’est d’une imprécision totale et que ça écrit tout seul au moment des sélections !

- Non, mais cela servira à vous détendre, à vous immerger dans l’univers, à prendre des notes manuscrites si vous en avez la dextérité. C’est aussi le choix des actions d’interrogatoire qui a été renommé judicieusement. Si cela parait bête au premier abord et semble ne rien changer, cela apporte en fait la nuance qu’il manquait avant pour qu’un certain nombre de dialogues et de changements de tons soient enfin raccord. On dit que le diable se cache dans les détails et que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Moi je crois ici que la Présence se cache dans les détails et qu’il vaut mieux moins en faire mais de façon plus juste.

Plus de nuances n’empêchent toujours pas ce flou dans les questions à poser. Quand on en fait moins et sans fil rouge, tout doit être parfait et on en est très loin. Quand à la Présence ! Vous osez prononcer ce mot avec cette expérience ? Mais vous êtes complètement fou ! Certes, il est évident que porter un open world en VR parait compliqué, et très lourd. Mais de nombreux écueils auraient pu être évités avec le recul sur la VR que l’on a aujourd'hui. Et vu les textures et rendus, le framerate aurait du être au top même en voiture. Il était évident que l’on vous attendrait au tournant sur ces points avec un portage incomplet qui n’est optimisé que pour un seul casque, le Vive, malgré un budget infini de développement.

 

Truth

Même si à l’évidence toutes les charges ne pourront pas être retenues contre vous, j’ai ici largement assez de preuves pour certaines d’entre elles. L.A. Noire The VR Case Files, je vous accuse du meurtre d’au moins 6 heures de vie de couple. Heures que ces personnes ne verront pas forcément passer si elles n’ont pas trop de bugs. Ce portage est certes amputé mais arrive quand même malgré de gros défauts à nous distraire, bien que rien ne soit jamais intuitif et qu’il y ait beaucoup trop d’éléments pour briser l’immersion. Pour ce crime, vous serez donc j’en suis sur, condamné à rester à perpétuité dans les notes tout juste convenables d’ETR.fr.
 
Config de test: I7 6700, GTX 1080, 16 Go de ram et HTC Vive
Les points forts
  • Le MotionScan décuplé en VR
  • L’open world des années 40
  • Les bonnes interactions de ce portage
Les points faibles
  • Certaines textures qui piquent les yeux
  • Les déplacements désagréables
  • Pléthore de bugs et problèmes d'immersion
  • Un indice n’est pas trouvé... on tourne en rond frustré
L.A. Noire: The VR Case Files sur ETR Apps
L.A. Noire : Les enquêtes VR avec le HTC VIVE™ vous met directement dans la peau de Cole Phelps. Résolvez des crimes violents, des complots et des conspirations inspirés d'affaires réelles du Los Angeles de 1947, une des périodes les plus violentes et les plus corrompues de l’histoire de L.A.
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