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Publié le 28/06/2018 à 17:49

Test - Moss : La souris attaque la tome n°1

Développé et édité par Polyarc, Moss est d’abord sorti sur PS4 pour finir par nous parvenir sur PC. Ce jeu de plateforme reprenant une partie des mécaniques de la démo de Gnomes et Goblins nous raconte une première partie de l’histoire de Quill, une petite souris blanche allant affronter un très grand périple.
 

Test Vidéo :

Une divinité parmi les rongeurs


Dans une église se tient un livre pas comme les autres. C’est celui dont vous allez bientôt tourner les pages afin de démarrer la lecture d’une histoire féerique.  Une histoire où vous allez d’ailleurs faire partie intégrante de l’univers. Bien que vous n’ayez absolument pas pu choisir votre champion contrairement à ce que le jeu prétend à plusieurs reprises, vous partagerez l’aventure de Quill en tant que Lecteur. Sous votre masque digne du Studio Ghibli, tel un dieu des rongeurs, vous devrez aider cette souris à achever son destin. Non seulement vous la contrôlez via les sticks et/ou trackpad de vos manettes, mais vous devrez également interagir avec les décors.
 

La première chose qui est à faire en lançant le jeu, c’est de vous éloigner d’un bon mètre au moins de votre bureau. Si ce titre est prévu pour être joué assis, il sera très pratique de vous lever pour contempler de plus près certains éléments, mais surtout, de nombreuses interactions risquent de vous faire percuter votre bureau.
 

Une réussite visuelle


Une fois cela fait, c’est avec une certaine magie que vous pourrez apprécier une direction artistique de haute volée. Chaque scène du jeu est tout simplement une peinture à parcourir. Chaque chargement entre les niveaux (en écran noir avec le bruit d’une page qui tourne) est une petite promesse d’émerveillement à venir que vous avez hâte d’admirer. C’est d’ailleurs le principal atout de ce titre. Le jeu des échelles en VR est juste une merveille, mais il est en plus valorisé par des animations très réussies. Quill bouge et roule de façon tout à fait fluide. Sa petite queue se meut en circonstance et au delà de faire divers hochements de tête et autres signes pour vous informer de certaines situations,vous pourrez également lui faire des papouilles. Il y a presque de quoi tomber amoureux de sa petite frimousse et retomber directement en enfance.
 

Un mauvais calibrage de la difficulté


Mais il y a aussi de quoi vouloir l’attraper par la queue pour la montrer à ces monsieurs afin de la plonger dans l’huile quand les phases de jeu sont trop dures pour votre niveau. Quand Quill n’arrive pas à monter sur un élément où elle devrait pourtant pouvoir le faire ou qu’elle se bloque derrière un levier.  Il n’y a pas de mode facile pour que cette dernière ait au moins un système d’accrochage aux plateformes en cas de semi-loupé et pourquoi pas un God-Mod en cas d’échec répété pour l’attraper à la main et la placer sur cet endroit inaccessible. Je n’ai d’ailleurs pas trouvé l’utilisation du TrackPad des plus ergonomique et des mieux pensé qu’il soit, certains ratés étant directement liés au choix des emplacements, heureusement Steam propose aujourd’hui une option pour palier à cet effet. Croyez le ou non, mais il m’aura fallu un moment malgré mon expérience avant de trouver comment tirer où je le souhaitais lors de la possession d’ennemis.
 

Un Gameplay qui manque de profondeur


Vouloir nous raconter une histoire ne sera jamais une excuse à mon sens pour oublier le jeu. Et si Moss ne l’oublie pas d’une manière générale, sa difficulté unique a pour moi le cul entre deux chaises. Entre des phases de plateformes calibrées juste et parfois un manque d’indice, le jeu sera beaucoup trop dur pour un débutant malgré sa linéarité totale. Et si vous avez aimé un Talos Principale VR, sachez qu’ici, il n’y aura aucune énigme à résoudre, mais simplement des phases de plateformes faciles saupoudrées de leviers et de boutons à activer. Avec un peu d’attention, vous pourrez clôturer ce premier tome de l’histoire en moins de 3h avec tous les parchemins et éléments de poussière récupérés. Tout comme les êtres de la forêt que vous rencontrez au millieu du jeu, les éléments à collecter n’auront  pas la moindre utilité en soi au delà des trophées. Vous risquez également certaines frustrations liées au manque de liberté, car de nombreux sauts qui devraient permettre d’atteindre certaines zones vous sont purement et injustement interdits.
 

Si les divers niveaux m’ont immergé au point d’en oublier le screendoor, et que l’église qui change au fil du jeu a réussi à faire de même, les retours au livre pour des passages qui auraient d’ailleurs pu être joués m’ont eux complètement sorti de l’immersion. Enfin, si le titre propose au Lecteur que vous êtes, bon nombre d’interactions, avec la très bonne idée de devoir effectuer des tâches manuelles tout en contrôlant Quill en simultané, ces phases de jeu se font malheureusement trop rares et trop simples pour mon niveau.
 

Hâte de faire la suite


Avec une fin qui arrive beaucoup trop vite, de façon bien trop brêve, et pire encore pour le joueur exigeant que je suis, et dont vous n’êtes pas l’acteur de quelque façon que ce soit, Moss m’aura quand même émerveillé à de nombreux égards. Le temps passe vite avec une souris que l’on apprécie, et même si cela manque de profondeur, on a envie d’avoir la suite. Moss reste un jeu épisodique qui se cache un peu de son statut. Fort heureusement, les 25 euros demandés sur PC ne sont pas du tout déconnant au vu du travail accompli ici.  
 

Le doublage Français intégral est d’excellente facture, et les musiques réussies apportent une ambiance unique à l’univers. J’espère donc voir un second volet qui aura la sagesse de proposer ce qui manque cruellement à mon sens au titre, des niveaux de difficultés. Touchant au moins à la fois le nombre d’ennemis, mais aussi les phases de plateformes. Tout un chacun pourra alors profiter de Quill à sa manière sans se sentir frustré. 
 
Les points forts
  • Le visuel
  • Les musiques
  • Les animations
  • Doublage FR de qualité
Les points faibles
  • Absence de niveaux de difficulté
  • Des soucis de plateforme
  • Trop court

Conclusion

Si vous aimez que l’on vous raconte des petites histoires sympathiques et retourner en enfance, sans trop d’exigence sur le gameplay et la variété des ennemis, Moss, dans sa simplicité et avec son rendu technique réussi sera peut-être pour vous le jeu de l’année en VR. Jeu que vous aimerez à partager et à faire découvrir à d’autres. Je le comparerais volontier à l’un des premiers Pixar, un peu gauche sur certains points et se cherchant encore, mais déjà, avec un énorme potentiel que l’on espère voir transformé et plus approfondi dans le tome 2.

Config de test: I7 6700, GTX 1080, 16 Go de ram et HTC Vive

 
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Moss™ est un jeu d'action-aventure et de réflexion à un joueur, une nouvelle licence de Polyarc créée pour la réalité virtuelle (VR). Moss propose tous les éléments des meilleurs jeux : des personnages attachants, des combats captivants et une exploration fascinante. Sans...
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