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Publié le 24/09/2018 à 06:28

Test - Torn : le manoir du bazar

Développé et édité par Aspyr, Torn nous raconte l’histoire de Katherine Patterson, une blogueuse en manque de vues qui va se perdre dans une forêt pour trouver de quoi faire exploser sa carrière. Elle tombe alors sur un étrange manoir rempli de machines étranges et y découvre le Dr Talbot, celui-ci est piégé dans une dimension parallèle. Elle tentera de le secourir en réparant sa machine à l’aide d’énigmes...
 

Une réussite visuelle et technique


Le titre n’a vraiment pas à pâlir côté graphisme face à la concurrence, le rendu est plutôt bon à tous les égards. Il jouit d’une modélisation des décors plutot fine avec un bon remplissage des niveaux, que ce soit en intérieur ou extérieur. Les textures sont propres et la plupart des éléments du jeu sont interactifs, le travail réalisé ici sied donc parfaitement à la VR.

On prendra plaisir à parcourir le jeu et découvrir cet univers SteamPunk, mais aussi et surtout y mettre le souk. La partie inter-dimensionelle est d’un ton différent, avec un certain nombre d’effets de lumière et de transparence qui ont aussi leurs charmes. Il y a un travail global et un certain souci du détail qui font vraiment plaisir à voir.
D’autre part, les doublages, les bruitages et la musique sont également de qualité, c’est tout à fait délicat dans les oreilles, et je n’ai vraiment rien à lui reprocher de ce côté-là.
 

Le gameplay du bazar


Torn est avant tout un jeu d’énigmes et le constraste entre ce point et le merdier que l’on inflige aux décors est en soi très amusant. On tombe rapidement sur un bâton à tout faire, il permet de faire léviter les objets et de jouer avec leur Physique, mais aussi d’activer des interrupteurs et d’enclencher certaines fonctions du jeu comme nourrir le Dr Talbot de mémoire.

Il faudra en effet soulever tous les objets de la baraque, allant d’une assiette de table au tableau sur les murs en passant par des lits et frigo afin de trouver des fragments de mémoire à rendre à Talbot. Ces mêmes objets auront parfois des sigles et des formes et devront être positionnés à certains endroits des pièces pour faire avancer l’histoire. C’est là le principe de base du jeu, et ci-celui fonctionne bien, très bien même, l’intérêt des énigmes en prend par contre lui, un coup. On passe la plupart de nos 4H de jeu à faire un peu la même chose. Si c’est tout à fait plaisant au début, le cerveau passe vite en mode off vis-à-vis de ce gameplay.

Deux énigmes, l’une avec un tourne-disque et l’autre avec des bateaux viennent rafraîchir un peu la donne, mais il en aurait fallu une bonne dizaine de cette trampe pour apporter de la consistance au titre.
 

Un scénario sur l’esprit qui ne remue pas les méninges


Si les énigmes ne nous secouent pas les méninges, le titre se veut plutôt scénarisé, et un travail sur la conscience humaine et l’esprit est ici mis en place tout le long de l’aventure. Si l’idée et le concept sont intéressants en soi et viendraient un peu se classer dans le trip de la série Black Mirror, le scénario est malheureusement plus une tare du jeu qu’autre chose.

Le développement est mou, il tire en longueur et il n’y a pas moyen d’y échapper. « Ready when you are » nous dit Talbot qui attend sa dose de mémoire (Prêt quand vous l’êtes). Seulement voilà, j’ai déjà appuyé sur le bouton 3 fois en espérant que l’action se fasse avant même qu’il ne prononce ces mots, et il faut attendre encore 2 secondes après sa phrase pour que cette action de le nourrir puisse se déclencher et faire avancer le scénario d’un demi-pas. Grrrrr...
 

Dans l’ordre du jeu, pas dans le tien


J’ai fini deux ou trois pièces sans aller voir Talbot, l’erreur à ne surtout pas commettre. Du coup la version boule bleue de Talbot me dit toutes les 10 secondes « Don’t forget to take the Key ». Non je n’ai pas oublié ta foutue clé sur son socle, mais tu commences à me rendre fou. Du coup, dans la partie inter-dimensionelle pendant le scénario, j’avais en plus le second Talbot me répétant sa phrase inlassablement jusqu’à ce que je sois à jour en terme de scénario face aux énigmes.

La phase finale quant à elle, tire en prime en longeur, avec des allers-retours sans intérêt, et ne prenez pas d’avance sur le Talbot boule bleu, sans quoi il faudra retourner sur vos pas pour le débloquer de son checkpoint et pouvoir terminer l’histoire.
 
Les points forts
  • Le bâton à tout faire qui fonctionne
  • Plutôt joli avec tout d’interactif
  • Un doublage de qualité
Les points faibles
  • Pas vraiment d’énigmes
  • Une narration beaucoup trop molle
  • Une fin qui laisse sur sa faim
  • Où sont les sous-titres ?

Conclusion

Torn, à bien des égards est un bon jeu, plaisant dans l’ensemble, visuellement réussi. Un gameplay qui fonctionne bien, une histoire qui est sur le fond intéressante. Mais de grosses lourdeurs et certaines erreurs viennent entâcher le titre. Le cerveau en roue libre pour un jeu d’énigmes réduit la satisfaction finale d’accomplissement. Et les lenteurs du développement du scénario  viennent directement injurier un doublage pourtant de grande qualité.

Config de test: I7 6700, GTX 1080, 16 Go de ram et HTC Vive
 
Oculus Rift
(lire le test)
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Mots-Clés enigmeAventureTest
Publié par
Staff ETR

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