ETR.fr

   |   

En vous inscrivant, vous acceptez qu'ETR.fr conserve votre identifiant, votre adresse mail et votre adresse IP durant une durée de 6 ans après la dernière connexion.



Publié le 03/09/2019 à 11:55

Test - République VR : l’Oculus Quest fait sa révolution

Développé et édité par le studio Camouflaj, République VR est le portage en réalité virtuelle d’un jeu originaire de la platforme iOS sorti en 2013. Au coeur d’une société dystopique, vous devez aider la jeune fille « Hope » à s’échapper de cet univers pour éviter une lobotomie qui lui pend au nez.
 

D’abord et avant tout un scénario

image de la version PC
image de la version PC
République VR est sans doute un jeu qui divisera et pour cause, il n’est ni à la troisième personne, ni à la première, puisque vous « contrôlez » le personnage à distance tout en ayant un point de vue figé aux caméras disponibles dans l’environnement. Le titre franchit ce qu’on appelle le 4ème mur au cinéma et Hope s’adresse donc directement à vous, un hacker derrière son écran. Votre but sera donc de la guider et de pirater les systèmes aux alentours pour permettre son avancée. Le jeu reste principalement basé sur son scénario distillé sous forme d’enregistrements audio dissimulés dans l’environnement. Vous passerez donc une grosse partie de votre temps à écouter des dialogues sur un fond noir. La VR permettra simplement en supplément d’attraper les objets pour les contempler en 3D.

Passer à côté des enregistrements vous privera d’une bonne moitié de l’intérêt du jeu et également de sa durée de vie. Comptez 1H30 par épisode en ligne droite, 2H en récoltant pas mal d’élements et 2H30 si vous cherchez à tout avoir, sachant qu’il faudra même revenir sur vos pas entre deux chapitres pour récupérer ce qui vous manque. Une durée de vie s’échelonnant donc entre 7H et 12H, ce qui est carrément honnête en VR surtout pour les 15 euros demandés sur le Quest.
 

Un petit air de Metal Gear saupoudré de Quentin Tarantino ?

image de la version PC
image de la version PC
Le titre n’est pas sans rappeler par moment un certain MGS de part son style infiltration mais surtout son ambiance visuelle. Il est à noter que des doublages sont effectués par David Hayter et Jennifer Hale, qui avaient fait ceux de Solid Snake et Naomi Hunter, mais la comparaison s’arrêtera là. Ici les soldats ne vous tuent pas, ils vous mettent simplement en cellule. Il faudra d’ailleurs une fois sorti, aller jouer au pick-pocket sur celui qui vous a attrapé pour récupérer spray au poivre et tazer servant à vous défendre et/ou attaquer. Ironiquement, ce sont d’ailleurs ces zones de prison qui vous permettent de recharger la batterie de votre smartphone et d’obtenir des améliorations de hacking supplémentaires.

Ce qui m’a en fait le plus amusé, c’est ce recueil de références à la mode Tarantino dont nous fait part le jeu. Souvent détournés au profit de l’histoire, le titre regorge d’éléments culturels en tout genre. Il vous présentera donc au fil de l’aventure une série de livres et de jeux-vidéo que l’auteur semble apprécier et recommander. Il faudra d’ailleurs réussir à fouiller la plupart des gardes et trouver tous les passages secrets pour tout obtenir. Ce qui a été modifié pour ce portage VR n’est autre que la partie jeu-vidéo, puisque dans les 3 premiers épisodes, République proposera un petit panache de titres VR en guise de référence vidéo-ludique.
 

Posé dans son siège en VR

image de la version PC
image de la version PC
Installez-vous confortablement avant de lancer une partie et sachez que vous n’avez besoin que d’une seule manette pour ce titre. Il faudra donc poser le second Touch hors champ de vision mais pas hors champ des caméras du casque sans quoi ce-dernier finira par apparaître au millieu de l’écran. Dans la plupart des cas, vous n’aurez qu’à tourner la tête sur 180° de FOV pour vous balader de caméra en caméra dans les environnements et scruter les rondes des gardes. Il ne faudra d’ailleurs pas être radin sur vos changements de caméra puisque certaines infos nécessaires à l’avancée ne sont accessibles que par certains angles de vue.

Si la moitié du premier chapitre parait un poil déroutant voir frustrant, tant on n’est pas habitué à ce mode de fonctionnement, sachez qu’on finit par s’y faire et même apprécier cette méthode de gameplay proposée ici. La VR apporte au titre une bonne vision des profondeurs mais le Quest étant ce qu’il est, on pourra aussi parfois avoir des textures qui font saigner des yeux face à la version sur écran plat (Mention spéciale à une scène de fouille d'appartement où la vue sur la ville est juste indigne du Quest). Une autre chose importante et pas des moindres au fond de votre siège, c’est que vous avez la possibilité de modifier la hauteur des sous-titres pour éviter d’avoir à baisser la tête. La position haute aura été la plus agréable en VR pour moi et le rendu fovéal activé n’empêche pas la lecture de ces derniers, bien qu’on ait parfois du coup des grésillements sur les lettres.
 

Un portage VR sans trop de reproches

image de la version PC
image de la version PC
Et à part les textures et quelques modèles 3D forcément moins fins, je n’aurai pas d’autre critique à porter à cette version qui fait carrément le job. Et comme on est assis, on ne subit pas non plus le manque de batterie du Quest face à la durée de vie du titre (mais je vous conseille par contre vivement l’installation d’un VR Cover). C’est plutôt le jeu lui-même qui m’aura dérouté sur un point. Le chapitre 4, qui apporte 2H de gameplay plutôt sympa à jouer, parait quand même être une pièce rapportée sans suffisamment de cohérence face au reste du titre ; de plus, le doublage de Hope semble être réalisé par une autre personne dans ce chapitre.

Passé ce point précis qui m’a laissé un peu circonspect, le titre réussit avec brio à nous faire réfléchir à certains de nos choix, mais également à nous montrer certaines conséquences inattendues de nos actes. On souhaite véritablement réussir à sauver Hope et si un certain nombre d’actions se repètent, le jeu se rafraîchit suffisamment sur certains points pour ne pas voir se pointer l’ennui.
 
Les points forts
  • La narration
  • L’ambiance
  • L’originalité
Les points faibles
  • L’IA aux fraises
  • Redondance de certains décors
  • Chapitre 4 qui ne colle pas

Conclusion

République VR est un excellent portage Quest offrant une durée de vie tout à fait honorable. Si vous êtes fan d’univers à la 1984 de George Orwell, que vous aimez bien la culture, et que vous êtes prêt aux nouvelles expériences, ce titre est fait pour vous. Il propose un bon scénario et des scènes de jeu suffisamment bien foutues pour vous occuper une 10n d’heures en VR. On pestera un poil sur la cohérence du Chapitre 4 et sur les IA toujours aussi peu futes futes, quels que soient les titres d’infiltration.

Config de test: Oculus Quest 64 giga
 
Oculus Rift S
Vos avis  proposer un avis 
Mots-Clés Test
Publié par
Staff ETR

MESSAGES (1)

Intéragissez avec la communauté
   Les Forums
Publicité
Publicité

© 2013-2018 ETR | Tous droits réservés               Nos partenaires :
Version Mobile