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Publié le 10/01/2020 à 14:44

Test – Budget Cut’s 2 : Une bonne suite mais un gameplay qui s’essoufle !

Développé et édité par Neat Corporation, Budget Cut’s 2 : Mission Insolvency est la suite directe du jeu d’action infiltration à base de téléportation sorti en 2018. Le titre vous proposera ici de continuer votre combat contre Transcorp et sa tentative d’optimisation du monde par les Robots.
 

Un scénario qui se laisse suivre sans grande surprise


Nous démarrons donc la suite de l’histoire à l’arrière d’un train, et il n’est pas nécessairement utile d’avoir fait le premier volet pour apprécier ce second, étant donné qu’il arrive à se suffire à lui-même. Ce train permettra d’apprécier une réhausse générale graphique de l’équipe et la diminution des nombreux bugs qui avaient tant entâché le premier opus à sa sortie. J’ai eu un seul ralentissement de mémoire dans les 4 heures de parcours du titre.

La mission sera donc cette fois d’arriver en ville, tout en découvrant des environnements bien plus variés, afin de tenter de détruire les motivations de Transcorp à sa source. Le level design plutôt malin vous pemettra alors de vous balader de toit en toit pour atteindre vos objectifs. Mais ce que le level design gagne en verticalité, il le perd clairement en possibilité de choix dans les mêmes espaces. Le jeu devient alors particulièrement linéaire dans son approche et surtout son gameplay dans une bonne moitié du jeu. L’humour reste omniprésent dans le titre avec pas mal de dialogues entre robots (non traduits) et pas mal de panneaux avec des phrases amusantes qui s’apprécient tout le long de l’aventure.
 

Action et infiltration, mais surtout infiltration


Toutes vos munitions étant à usage unique et le jeu pas forcément très généreux, il faudra bien prendre en compte que l’action n’est pas du tout la meilleure des options. Pendant la première moitié du titre vous aurez cependant suffisamment de munitions pour tuer tous les robots, si vous ne ratez pas trop vos coups. Ceci étant l’un des plus gros problèmes du jeu, autant en terme d’action qu’en terme de plaisir de gameplay. Votre seul nouvel équipement est l’arc, et si on pouvait déjà un peu pester sur la praticité du lancer de couteau dans le premier opus, les choses ici ne s’arrangent guère. L’arc a une visée imprécise et il est en plus désagréable à manier dans de nombreuses circonstances. Vous ne pouvez en aucun cas bouger et vous en servir en simultané étant donné qu’il faudra échanger vos équipements. Là où les couteaux pouvaient être pris à la volée, on est ici complètement limité voir frustré en terme de gameplay et c’est finalement particulièrement désagréable tout le long de l’aventure. Cela devient pire dans certains hangars où des drones vous détectent à longue distance et que vous aurez donc plus de facilité à les dégommer avec un couteau à bout portant... que vous n’avez pas forcément dans votre inventaire trop réduit.    
 

L’ex meilleur jeu d’infiltration en VR ?


Au niveau gameplay, il y a un bon nombre de phases à quatre pattes où le câble de votre casque va être une véritable plaie anti-immersive. Jusqu’à ce que vous pensiez à cliquer de vous-même sur la rotation brusque qui n’est pas activée de base, permettant de tourner avec vos sticks. D’ailleurs une partie de ces phases sont parfois purement inutiles, dans des zones sans danger, sans rien à y découvrir. L’un des défauts du premier opus en est ici encore plus flagrant, des pièces et des zones entières ne servent souvent absolument à rien et il n’y a aucunes annexes à y découvrir à part les quelques très rares objets complètement inutiles qui s’affichent dans la vitrine de sélection des menus.

Le jeu disperse ici et là quelques téléviseurs pour travailler un peu son scénario (non traduit), mais reste incroyablement rempli de vide, à l’image de toutes ces portes de placard et tiroirs qui sont interactifs de façon totalement inutile. Rajoutez à ça quelques erreurs de game design bien salées et une partie d’entre vous passeront un temps certain à trouver les objets nécessaires à l’avancée, puisque le jeu n’aura pas introduit au préalable les fonctions qui vont avec et qu’il n’y a qu’une possibilité unique à la résolution de certaines énigmes. Heureusement le système de téléportation fonctionne globalement toujours bien et le jeu saura vous fournir ce petit frisson à certains moments. Mais on aurait bien eu besoin de l’ajout de déplacement libre à ce stade de la VR, et cette téléportation seule a bien du mal à se justifier aujourd’hui.
 

De nombreux mauvais choix ?


Sauf lors de phase où des panneaux publicitaires vous explicitent trop clairement où aller (souvent simplement lever les yeux) et bien malgré la linéarité du titre, vous aurez sans doute avec un certain étonnement, plusieurs phases de jeu où vous ne saurez pas où aller ni quoi faire. Les objectifs étant parfois simplement assez mal définis, ce qui est un comble.

On retrouve certains ennemis du premier volet que l’on devra achever de façon très mécanique. Une phase de sous boss en somme très poussive et pas franchement réussie. Mais ce qui m’a sans doute le plus gonflé c’est cette avant dernière phase de jeu avec des fusibles à remplacer, de quoi bien péter les plombs justement. Répétitive à souhait, elle en deviendra même éreintante si vous ne la réussissez pas du premier coup. Un robot qui vous tue avec une téléportation qui merde (balle de téléportation qui rebondit trop ou trop près d’un décor), une trappe de tube qui bug au moment où il ne faut pas. Et vous voilà à changer des fusibles en quantité astronomique avec une voix qui vous braille à répétition dans les oreilles.


 
Les points forts
  • L’humour omniprésent
  • Des environnements plus variés
  • Bonne infiltration en VR
  • Traduit de façon partielle
Les points faibles
  • L’arc est mauvais
  • L’action n’est pas vraiment une option
  • Linéaire et moins de choix
  • Des erreurs de game design

Conclusion

Budget Cut’s 2 : Mission Insolvency aura bien eu du mal à me convaincre. S’il clôture l’histoire avec un certain intérêt global et toujours autant d’humour, ni sa durée de vie ni ses mécaniques de gameplay vieillissantes n’auront réussi à m’enthousiasmer ce coup-ci. Sa relative verticalité supprime autant de possibilités qu'elle n'en rajoute sur une moitier du jeu et le titre arrive même à se perdre de façon pourtant linéaire. Il corrige certains défauts du premier épisode mais en ajoute tout autant. Loin d’être parfait, il fait quand même très bien le taf pour les amoureux du premier opus qui voulaient la fin de l’histoire, et qui découvriront ici une variété d’environnements plutôt réussis avec une partie infiltration qui reste très fonctionnelle.
 
Oculus Rift S
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Publié par Vodka-Chartreuse
Staff ETR

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