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Publié le 25/03/2020 à 09:33

Test - Half-Life Alyx : La quintessence en VR ?

Développé et édité par Valve, Half-Life Alyx nous raconte l’histoire d’Alyx Vance, une résistante qui se bat contre le Cartel après l’incident de Black Messa. Ce spin-off situé entre les évènements d’Half-Life et Half-Life 2 vous plongera en Réalité Virtuelle dans l’incroyable Cité 17 en taille réelle. La dernière chance de survie de l’humanité est entre vos mains, serez-vous à la hauteur de la tâche de ce FPS VR à couper le souffle ?
 

Une claque technique dès le menu


On ne passera pas par quatre chemins, dès le logo Valve avec la tête nouvellement animée qui se tourne, on sent la recherche de finition exemplaire et elle se confirmera dans un menu hyper léché qui s’impose avec son rendu et ses hologrames. La scène d’ouverture nous permet de surplomber la Cité 17 avec ses profondeurs, tous ces détails et ces animations nous décolleront déjà la rétine en VR. On viendra alors immédiatement profiter, toujours aussi bluffé, des nombreuses interactions, que ce soient les canettes que l’on peut serrer en douceur avec les VIC, ou encore le fait de déplier l’antenne du poste radio sur le côté pour manipuler le potentiomètre et trouver une station à écouter. Même un simple pot de fleurs avec les mains qui en prennent la courbure donne ce surplus d’immersion qui fait toute la difference et nous voilà en train de contempler, béat, les textures incroyablement fines des orties sur le côté alors qu’à l’accoutumée on n’en aurait absolument rien à traire.  La claque est belle et bien là et durera tout le long de l’aventure avec une variété de décors suffisante pour ne jamais nous lasser, le tout saupoudré de quelques très bons choix artistiques avec un nombre certain de zones qui s’apprécieront juste par contemplation. 
 

Un gameplay dédié VR qui fait parfaitement le job


Half-Life Alyx donnera à tout le monde la possibilité de jouer dans les meilleures conditions qui soient. Offrant d’abord plusieurs types de déplacements, de la téléportation en passant par un effet de glissement et bien évidemment les mouvements libres, vous pourrez en plus combiner ces fonctions, ce qui est pour moi la meilleure des solutions pour un jeu VR. Bien évidemment si le mappage des touches ne vous convient pas, vous pourrez le modifier. Mais en l’état, combiner le déplacement libre et activer le stick vers le bas pour les téléportations m’aura permis de profiter absolument sans gêne et sans cinétose de tout le titre.

Mais là où Alyx brille le plus, c’est sans doute bien dans toutes ses interactions et dans les diverses mécaniques qu’il propose. De nombreux mini puzzles demandant un peu de dextérité sont présents pour ouvrir des casiers ou pour apporter le courant électrique vers des zones. Tout comme il faudra, si vous le souhaitez, désamorcer des mines en les « hackant ». Et bien évidemment, il traine ici et là quelques maniements de grue et autre objet mécanique grandeur nature pour vous frayer un chemin dans un jeu au level design ultra travaillé. Le tout permet de constamment rafraîchir le gameplay entre les phases d’action et vous ne verrez clairement pas le temps passer.

Si il ne ré-invente pas la roue VR, le gant antigravité qu’on prendra en mains aisément se révèlera un atout majeur tout le long de la partie. Avec un inventaire ergonomique quasiment sans défaut, on regrettera simplement de ne pas pouvoir porter plus d’équipement (grenade). Mais le jeu en aurait sans doute été trop facile sans cette limitation. Il faudra d’ailleurs bien fouiller et choisir à bon escient les améliorations de vos armes. De la visée laser aux augmentations de capacité chargeur, l’impact en jeu de ces améliorations est colossale et peut changer complètement la donne de certaines escarmouches, car là où vous êtes le plus en danger, c’est au moment où vous rechargez. En Hard, il y a bien assez de munitions pour avancer dans le jeu, à condition là aussi de fouiller correctement les zones, de bien utiliser son environnement (bidon explosif) et de bien viser. Alyx Vance a le bon goût de vous informer lorsque l’on commence à manquer de munitions. (« Plus que 2 chargeurs ») et si cette information est plus que pratique, elle ajoute parfois une dose de stress supplémentaire carrément grisante dans les moments parfois bien tendus qui vous attendent.
 

Une ambiance de folie, avec un scénario plaisant


Vous allez avoir quelques sueurs froides mes chers amis fans de VR. N’étant pourtant pas du tout sensible aux jeux d’horreur, j’ai eu quelques sursauts ici et là grâce à des jump-scare disséminés avec la parcimonie nécessaire, mais aussi grâce à une ambiance incroyable qui arrive à vous mettre mal à l’aise surtout quand les munitions commencent un peu à manquer. La direction artistique envoie du pâté avec des passages en zones sombres ou complètement noires à la lampe torche d’une grande maîtrise. Mention spéciale à toute la section dans les égouts qui est mémorable. Tout comme la partie avec l’ami Jeff qui permet de varier encore le gameplay et vous pousse à l’infiltration même si toute la séquence est au final un peu trop facile à mon goût et mériterait une mise à jour de difficulté.

Côté scénario, on est sur un spin-off, donc cette partie pourra sembler limitée pour certains. Mais HL-Alyx fait le taff sans spécialement de temps mort, et raccorde bien le scénario général sans y générer d’erreur (exepté les gants ?). Le jeu se veut d’ailleurs comme à l’accoutumée pour un HL, assez linéaire ce qui permet de maitrîser au mieux la mise en scène, et la première heure servant de gros tutoriel pourra apparaître confinée dans des couloirs plutôt serrés, mais le titre s’ouvrira davantage sur le reste du jeu avec des zones de combat plus larges et donc plus permissives en possibilité.
 

Et les défauts, on en parle ?


Ben non, pas vraiment, y en a ? Vous serez peut-être bloqué, mais uniquement parce que vous n’aurez pas observé les environnements comme il faut, le jeu ne faisant pas d’assistanat à outrance (merci d’avoir respecté l’intelligence de vos clients). J’ai eu deux ou trois textures dont la stéréoscopie aura merdé sur mon Pimax avec un léger bleu apparent sur les bordures lors de rotation rapide (sans doute uniquement lié à ce casque très particulier, mes pilotes Nvidia n'étant pas à jour lors du test). Il y a quelques rares ralentissements sur certaines scènes, et quelques très rares problèmes de physique sur la dizaine d’heures de jeu qu’il propose. Le titre possède des temps de chargement (à installer donc sur un dique dur SSD). Ça chipote en somme face à l’incroyable finition et réussite de tout le reste. Half-Life Alyx ronronnant parfaitement avec une simple GTX 1070/80, tout en proposant le rendu le plus abouti au global qu’il vous sera donné de voir à ce jour en VR. 

Et pour finir, au delà de la réussite sur toute la durée de l'aventure, le titre se termine en beauté de façon assez épique et littéralement grisante pour le joueur. Une fin digne de ce nom qui vient conclure une épopée réussie de bout en bout. Et malgré des années à languir le AAA de Valve pour les fans de VR de la première heure, il arrivera même à surpasser les attentes qui ont pourtant grandi infiniment avec le temps. C’est le jeu VR indispensable de votre ludothèque. 
 
Les points forts
  • Tout aussi magnifique que flippant
  • Musiques et doublages de bonnes qualités
  • Mécanique VR au poil
  • Ambiance incroyable
Les points faibles
  • Pas de doublage FR
  • On en aurait voulu plus
  • Le retour aux autres jeux VR... Dur
  • T’as pas encore de casque VR ? C’est triste...

Conclusion

Half-Life Alyx, au delà d’être de très loin le meilleur jeu VR qui m’a été donné de faire depuis la sortie de l’Oculus DK1, est en plus l’un des meilleurs jeux que j’ai pu expérimenter depuis la NES. Grisant, immersif, magnifique, incroyablement bien peaufiné, avec des mécaniques diverses et rafraîchissantes qui fonctionnent tout le long de l’aventure, je n’ai tout simplement pas vu le temps passer. Un Must Have tous supports confondus qui marquera un gap à la VR.

Config de test: I7 6700, GTX 1080, 16 Go de ram et Pimax 5K+
 
Oculus Rift S
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Publié par Vodka-Chartreuse
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