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TEST
Test : Resident Evil VII : le meilleur jeu PS VR actuellement disponible

le 26/01/2017 à 10:55
Il ne me semble pas avoir écrit de test sur une licence aussi prestigieuse depuis celui d'Half Life 2 sur l'Oculus Rift DK1 il y a quelques années. C'est donc avec pas mal d'appréhension que j'entame ces lignes... Commençons donc avec un peu d'histoire.

Au début années 90, un jeu en 3D surgit de nulle part et met la frousse à tout le monde... Non non, pas Resident Evil, mais Alone In The Dark. Ce jeu vidéo français incarne en effet les débuts en 3D de ce que l'on appelle le Survival Horror. Capcom, quelques années plus tard, décide de marquer l'arrivée des consoles de nouvelle génération (Sega Saturn / Sony PlayStation) et axe toute sa communication pour viser une communauté plus adulte en sortant "son" Survival Horror. La société a alors eu la bonne idée de choisir l'un de ses employé réputé comme le plus peureux (selon ses propres dires) : Shinji Mikami (qui fera ensuite Dino Crisis / Devil May Cry), et c'est ainsi que naquit la licence Biohazard, devenue Resident Evil en Occident.

À l'époque, les zombies, on n’en voyait pas partout comme aujourd'hui. À la mode au cinéma dans les années 80, ils avaient un peu perdu de leur superbe. Mais avec Resident Evil, les zombies revenaient et ils faisaient peur, horriblement peur. Comme un certain clown en son temps, ils choquent une génération de personnes... dont je fais partie. 21 ans plus tard, il est donc temps d'affronter ce traumatisme de mon enfance avec ce 7ème épisode en... réalité virtuelle...Sortez-moi de ce cauchemar !!

Une enfance difficile...

Ce 7ème épisode vous tend la main !
Ce 7ème épisode vous tend la main !
Je me souviendrai toujours de ce moment. On était allé au magasin de jeux-vidéo avec mon cousin bien plus âgé que moi, et là, il avait pris un jeu PlayStation avec une jaquette marquante présentant un fier soldat et des choses étranges derrière lui... Resident Evil. 30 minutes plus tard, c'est avec des yeux effrayés que j'assistais à une cinématique criante de réalisme (pour l'époque) montrant une horrible créature dévorant un pauvre soldat visiblement mort depuis belle lurette ... La peur de cette série s'était installée, et elle n'a jamais disparu. Deux épisodes sont sortis par la suite en gardant la même ligne directrice, puis un quatrième, avec Shinji Mikami qui, revenu aux commandes, a décidé de donner un côté beaucoup plus "Action". Ce fut une révolution aussi bien au niveau des graphismes que du gameplay et ce quatrième opus est encore aujourd'hui considéré par pas mal de joueurs comme l'un des meilleurs jeux d'action. Puis vint le 5ème (hic) et le 6ème épisode (double hic).
 

Pas d'pitié pour les nauséeux !

"La chasse aux Oeufs de Pâques, c'est mon jeu préféré !"
"La chasse aux Oeufs de Pâques, c'est mon jeu préféré !"
C'est donc avec beaucoup d'espoir que les amateurs de l'ambiance d'antan attendaient ce 7ème épisode annoncé comme un véritable retour aux racines de la saga. Le jeu commence d'ailleurs avec la bonne idée de proposer un tutorial pour les joueurs sur PS VR, une chose que l'on aimerait voir plus souvent. On nous place dans une pièce vide et on nous apprend à tourner sur nous-même, à marcher, à regarder certains points... C'est basique, mais cela permet de voir que Capcom a rendu le jeu hautement paramétrable en réalité virtuelle avec la possibilité de régler la vitesse de déplacement, la rotation par cran ou fluide ou encore le tracé vous indiquant la direction de votre personnage. Capcom a pris le temps de réviser ses bases pour cette version VR et on apprécie l'effort.

Je tiens à noter cependant que les ennemis de ce Resident Evil VII sont forts et ultra réactifs. Choisir une vitesse de marche et de rotation lente réduira les nausées pour les plus sensibles d'entre vous... Mais vous rendra aussi bien plus vulnérable, pensez donc à augmenter ces diverses vitesses si vous voyez vos nausées se réduire en avançant dans l'aventure (car il y en aura sans doute avec le système de locomotion virtuel retenu qui peut perturber votre oreille interne), en particulier contre les boss. Parce qu'à choisir entre affronter une créature surhumaine en incarnant Chris Redfield (des précédents opus) ou Derrick, le choix sera vite fait...
 

Silent Evil VII

Mémé Baker est un peu partout, et elle sifflote le "Main Theme" du jeu en plus la coquine !
Mémé Baker est un peu partout, et elle sifflote le "Main Theme" du jeu en plus la coquine !
Une fois ce tuto terminé, on peut se lancer dans l'aventure et découvrir via un écran flottant le commencement de l'histoire (c'est une séquence précompilée en image de synthèse donc on ne pouvait guère espérer mieux). Vous incarnez Ethan qui reçoit sur son ordinateur une vidéo de sa femme, Mia, disparue 3 ans plus tôt. Elle lui fait comprendre qu'elle est en danger mais lui demande de rester à l'écart. Cependant, il se trouve qu'il a également reçu une lettre de sa part, posté d'une vieille ferme de Louisiane. Ethan, qui n'a visiblement jamais digéré la disparition de sa bien-aimée, décide de rejoindre cette adresse pour comprendre ce qui s'y passe...

Si ce pitch vous fait penser à quelque chose, c'est probablement que vous avez vous aussi joué à Silent Hill 2 par le passé (un autre pilier du Survival Horror), dans lequel le héros recevait une lettre expédiée depuis Silent Hill par sa femme Marie, disparue 3 ans plus tôt... Oui, les speechs d'introduction se ressemblent fortement mais la comparaison s'arrêtera là.

Ce Resident Evil VII va en effet tracer son propre chemin dans sa trame narrative avec un scénario qui est bien loin de la seule histoire de famille dégénérée à la "Massacre à la Tronçonneuse" ou la "Maison des 1000 Morts". Non, le synopsis de Resident Evil VII, c'est du pur Resident Evil, mais pour le découvrir, il va falloir avancer dans l'aventure... Bref, que les fans se rassurent, on n'a pas droit à un reboot ou encore un reniement des origines de la série, le cadre est différent, la point de vue est différent, mais on tient là le Resident Evil le plus proche de l'esprit du premier épisode !
 

C'est beau... Ça me donne envie de me barrer en courant, mais c'est beau.

Le manoir Baker rappelle le manoir Spencer par endroit
Le manoir Baker rappelle le manoir Spencer par endroit
Vous allez donc atterrir dans la ferme des Baker, l'occasion de voir que le jeu est réellement superbe au Playstation VR (au moins pour la version PS4 Pro qui fait l'objet du test) que ce soit pour la végétation ou la grande bâtisse qui se dresse devant vous. Les animations sont réalistes. Les textures sont nettes et la 3D relief est au top. On note cependant que quand vous passez votre temps à courir comme un dératé comme moi, les textures mettent une petite seconde à devenir nettes ce qui fait que rentrer dans une nouvelle pièce en courant (surtout si elle est grande et riche en détail) va entraîner une perte de la définition qui va revenir à la normale au bout d'un court laps de temps.

Sorti de cela, le jeu enchaînera des lieux tous plus bea... "moches mais beaux" les uns que les autres. La maison des Baker, c'est loin d'être une petite bicoque. Vous allez vous rendre compte en débloquant les portes qu'elle n'a rien à envier au fameux manoir des Spencer du premier épisode.

Les portes justement, parlons-en.
 

Après "Où est Charlie", jouons à "Où sont les pièces de Papi" !

Certains environnements sont dans une obscurité presque totale, avec des noirs parfaits... Brrr
Certains environnements sont dans une obscurité presque totale, avec des noirs parfaits... Brrr
Ceux qui ont joué au premier épisode (ressorti récemment dans une version qui tient encore la route techniquement), se souviennent sans doute que le manoir était grand, mais qu'au début de l'aventure, la plupart des portes étaient fermées. Pour les ouvrir, il fallait acquérir des clés. La clé pour la porte aux casques, la clé pour la porte à l'épée... Bref, l'univers s'ouvrait à mesure de l'avancée dans le jeu. Il se trouve que chez les Baker, c'est pareil, mais avec une fascination pour les animaux. Que ce soit des clés aux allures de corbeaux ou de serpent morts, vous allez là aussi devoir fouiller la baraque pour pouvoir ouvrir ses portes qui renferment de nombreux secrets.

Tant qu'à fouiller, ne passez surtout pas à côté des pièces anciennes à ramasser. Ces pièces vous permettront de débloquer des améliorations que ce soit sous la forme de stéroïdes qui augmentent votre maximum de vie ou encore d'une arme surpuissante. On note aussi la présence des fameuses herbes de soin, qui peuvent toujours être combinées le système est un peu différent dans ce septième volet. À l'époque combiner une herbe vous donnait une sorte de double potion, et 3 herbes une triple potion. Ici, pour obtenir une potion de soin moyenne, il vous faudra combiner une herbe avec un fluide chimique jaune que vous trouverez aussi dans les niveaux. Si vous la combinez à un fluide rouge, vous obtiendrez une potion de soin plus forte.
 

Le couteau c'est bien. Les explosifs, c'est mieux.

Donc je mets la clé "Corbeau" dans la porte "Serpent", ça me semble logique...
Donc je mets la clé "Corbeau" dans la porte "Serpent", ça me semble logique...
Mais assez parlé de babioles, parlons un peu Baston ! Au début du jeu, vous aurez en main un petit canif. Il est de faible portée, mais en visant la tête, sa puissance n'est pas à négliger. Ce 7ème épisode introduit une nouvelle fonctionnalité, la défense, en pressant le bouton L1. Quand vous voyez que votre ennemi est sur le point de vous attaquer et que l'esquive est impossible, bloquez son attaque pour réduire les dégâts encaissés. Vous pourrez d'ailleurs vérifier votre niveau de vie à l'aide de votre montre accrochée.

La sauvegarde s'inspire, elle aussi, des origines de la série. Vous ne pourrez sauvegarder qu'à certains points de l'aventure. Ces salles marquées d'un "S" sur la carte mettront à disposition un coffre pour ranger votre surplus d'équipement (votre inventaire étant comme toujours très limité), et vous permettront également de sauvegarder la progression sur un magnétophone, comme avec les machines à écrire des anciens épisodes (avec cette fois un nombre de sauvegardes illimitées). Pour les puristes, terminer le jeu vous permettra d'accéder à un 3ème niveau de difficulté, qui lui, demandera des cassettes pour sauvegarder, pour retrouver le stress des sauvegardes limitées d'antan.
 

Une durée de vie assez longue pour le genre.

Avec un lance-flamme, la vie gagne en couleur !
Avec un lance-flamme, la vie gagne en couleur !
Le jeu a été annoncé comme "plus dur" que les épisodes précédents et je confirme si par "épisodes précédents" on pense aux épisodes 4/5/6. Les 3 premiers opus étaient bien difficiles et ce 7ème se place sur le même niveau de difficulté. J'avoue être probablement mort une bonne trentaine de fois sur ma longue partie en mode normal. Partie qui selon l'horloge du jeu a duré un peu plus de 11h. Cependant, cette horloge ne prend visiblement pas en compte vos morts et vos tentatives précédentes. Personnellement, je note toujours mon temps de jeu sur un journal à côté de moi, et j'ai relevé plus de 14h de jeu (alors que je passe mon temps à courir).

Les combats sont bien pensés et la famille Baker est une vraie plaie ! Je vous invite cependant à ne passer à côté d'aucun des petits mémos que vous pourrez trouver un peu partout pour en apprendre davantage sur eux, car l'histoire de cet épisode ne vous sera pas offerte sur un plateau. Il va falloir fouiller et vous intéresser aux lieux, afin de mieux comprendre l'intrigue et ces personnages.

Les Baker ne seront pas les seuls ennemis, et heureusement pour vous vous allez avoir à votre disposition un arsenal bien connu des habitués de la série, qui va du pistolet au célèbre lance-grenades en passant par le fusil à pompe. La visée avec ces armes se fera avec la tête, mais, vu l'étroitesse des lieux et la rapidité des ennemis, une visée aux joysticks aurait de toute manière été réellement compliquée en VR bien qu'on aurait aimé avoir le choix, comme sur Half Life 2 par exemple.
 

Tu as joué à REVII sur écran toi ? Quel froussard...

Un inventaire toujours aussi limité
Un inventaire toujours aussi limité
C'est donc avec beaucoup de frissons et une dizaine de Jumpscares que je suis arrivé à bout de ce Resident Evil VII, et il incarne avec Half Life 2 (encore lui), ma meilleure expérience VR. Comme quoi, les grandes licences du jeux-vidéo peuvent avoir parfaitement leur place en réalité virtuelle. Certains déploreront l'absence d’un gameplay aux Playstation Move, mais ces derniers n'étant pas munis de stick directionnels, l'adaptation aurait probablement été trop compliquée. Le jeu reste un concentré de plaisir, même à la manette, et permet donc d'avoir une jouabilité aussi bonne en VR que sur écran...

Pour compenser l'absence des Moves, Capcom a pris le parti de ne modéliser que les bras du personnage principal qui vont s'animer automatiquement lors du déclenchement d'une action. Cela surprend au début quand on voit ces bras censés nous appartenir s'animer alors qu'on reste dans la réalité accroché à la manette mais on s'y habitue finalement assez rapidement même si bien sûr on aurait préféré voir nos propres bras. Capcom a également fait le choix fort appréciable de rendre le personnage principal peu loquace ce qui permet de ne pas rompre le lien avec le protagoniste incarné.

Pour renforcer le sentiment d'immersion, qu'on peut même qualifier de sentiment de présence ici, Resident Evil VII bénéficie d'animations vraiment très crédibles et souvent dirigées vers le joueur ce qui fait qu'on se sent réellement impliqué dans le monde qui nous entoure. Les personnages que l'on rencontre ont l'air de véritables acteurs qui s'adressent à nous. On a cette impression permanente d'être réellement le centre d'attention, à notre plus grand désarroi. De nombreuses petites animations qui se déclenchent sur notre passage (corbeaux qui s'envolent, boite de conserves qui roulent) viennent renforcer le sentiment d'être réellement présent dans la scène. C'est flippant, vraiment flippant.

Les joueurs VR auront largement de quoi taper sur l'épaule de leur homologue joueur moniteur en leur disant "Ta eu peur ? Eh bien mon pauvre, ta encore rien vu..."
 

Conclusion

Pour notre plus grand plaisir, ce Resident Evil reprend toute l'ADN de ses ainés, que ce soit dans son gameplay ou son scénario, la seule différence au final étant que l'on incarne un nouveau héros. Il porte même, à mes yeux bien mieux le nom Resident Evil que les 3 derniers épisodes de la série. Munitions ultra limitées, ennemis étonnamment robustes, manoir labyrinthique avec système de clés et peur de tous les instants, on tient là le digne héritier du premier épisode. D'ailleurs, si le premier épisode avait dû être adapté en VR, il aurait probablement fortement ressemblé à ce Resident Evil VII. Le jeu propose de plus des graphismes et animations qui sont au top de ce que l'on a pu voir le PS VR et qui n'a pas à rougir de la comparaison avec les meilleurs titres VR sur PC. On note également un rendu 3D relief impeccable pour tous les éléments du décor ou les personnages, et même un son 3D qui devient une nouvelle référence du genre. Quand vous ne voyez pas vos ennemis, fiez-vous à votre ouïe, elle ne vous trompera pas.

C'est donc pendant presque 15h que cet épisode va vous faire frémir dans votre fauteuil, et vous aurez même la joie de découvrir que Capcom, dans sa grande bonté, proposera un DLC gratuit (et qui, sans spoilier, se révèle scénaristiquement pertinent) dans les mois qui viennent... Que demande le peuple ? ... Oui, je sais, une version VR aussi bonne pour le remake du 2ème épisode à venir !
Les points forts
  • Le plus beau jeu PSVR avec Robinson
  • Son 3D 'PARFAIT'
  • De la peur, de la vraie !
  • Un parfait mix entre hommage et réécriture
Les points faibles
  • Le viseur a parfois bugué sur ma partie
  • On aurait aimé avoir une option PS Move, tout de même...
  • Chargements parfois longs
Config : PS4 Pro / PlayStation VR
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Tag(s) associé(s) : Software, Actualité, Test, Playstation VR
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