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TEST
Test - Skyrim VR : quand le rêve devient réalité virtuelle

Publié par
 @NiK_ETR
le 22/11/2017 à 16:21
Skyrim. Après six années de commercialisation, je n’ai pas le souvenir d’avoir un jour entendu une critique négative sur ce jeu déjà devenu culte. Il faut dire que le jeu est un savant cocktail de tout ce qu'il faut pour plaire avec des chevaliers, de la magie, de l'héroisme, des dragons, une ambiance scandinave, un monde ouvert et une durée de vie presqu’infinie pour les plus passionnés. La rumeur d’une compatibilité VR en juin dernier avait donc fait l’effet d’une petite bombe au sein de notre communauté de passionnés de réalité virtuelle.

Skyrim VR pourrait-il être ce « must-have VR » tant attendu ? Peut-être bien…

Un jeu Skyrim VR, fidèle à l’original…

J'en avais toujours rêvé !
J'en avais toujours rêvé !
Porter un titre en réalité virtuelle qui comprend des dizaines d’heures de jeu minimum est un véritable défi mais c’est bien l’intégralité du jeu original ainsi que ses trois extensions (Dawnguard, Hearthfire et Dragonborn) qui sont disponibles dans cette version VR. Vous pourrez donc découvrir (ou redécouvrir) tout l’univers du royaume de Bordeciel allant de Markarth à Faillaise en passant par la châtellerie de Blancherive.

Petit retour sur le scénario pour ceux qui ne le connaissent pas déjà : dans Skyrim, vous incarnez un prisonnier anonyme qui va se retrouver au cœur d’une guerre civile bien malgré lui et qui va se découvrir un talent inné unique : il est l'Enfant de Dragon. Sa nature lui permet de parler naturellement le langage des dragons et il est capable d’absorber l’âme de ces derniers. Des talents qui vont lui permettre d’affronter Alduin, le plus dangereux des dragons.

Un synopsis épique toujours aussi agréable à rejouer et qui offre à la réalité virtuelle l’une des aventures immersives les plus longues et intéressantes sorties jusqu’à présent. On parle quand même de plusieurs centaines d'heures de jeu pour ceux qui auront à coeur de remplir les objectifs secondaires ! Nous sommes donc à mille lieues des durées de vie classiques que l'on peut observer dans les jeux en réalité virtuelle.
 

Mais un jeu Skyrim VR un peu trop fidèle techniquement à l’original…

Même si limitée techniquement, la direction artistique est fantastique
Même si limitée techniquement, la direction artistique est fantastique
Plutôt réussi lors de sa sortie en 2011, le jeu est désormais assez loin des standards graphiques du moment. Avec des textures en faible et moyenne résolution et des modélisations qui commencent à manquer cruellement de polygones, le jeu souffle le chaud et le froid en réalité virtuelle. Sans parler de la résolution du PSVR et des limitations techniques de la PS4 (et je parle du modèle Pro) qui nous offrent un aliasing continuel qui pique les yeux et un flou impressionnant dans les arrières plans (enfin, même à 10 mètres du joueur ça se floute cruellement).

Mais maintenant que nous avons parlé des choses qui fâchent, parlons de l’expérience générale qui va vous en mettre plein la vue malgré ce qui vient d’être dit. Car oui, découvrir pour la première fois Bordeciel à échelle réelle, c’est véritablement la claque que l’on pouvait s’attendre à recevoir ! Certains éléments de décor tels un moulin à eau ou une scierie, qui pouvaient paraître anecdotiques sur un écran normal, prennent une dimension incroyable dans Skyrim VR. Les hauteurs sous plafond de certaines structures donnent le tournis (levez la tête dans la salle du trône de Blancherive par exemple). Le bestiaire et plus particulièrement les dragons sont imposants. Et que dire des éléments naturels ! Les montagnes en arrière-plan sont véritablement immenses et très crédibles. Les chutes d’eau au loin sont somptueuses et ce ne sont que de simples exemples de ce qui vous attend dans Skyrim VR.

Le pèlerinage vers le temple du Haut-Hrothgar, sur la montagne la plus haute de Bordeciel, donne véritablement le vertige. Je me suis tellement pris au jeu que j’en suis venu à m’accorder une petite séance de méditation dans la tour de Hrothgar, dominant le monde de Bordeciel. Une expérience magique et on se dit qu’il est grand temps que la réalité virtuelle passe à la définition supérieure pour que nous ne fassions plus qu’un avec nos mondes virtuels (sans se prendre une bouillie de pixels dans les arrières plans).

L’immersion du jeu est grandement renforcée par un son parfaitement spatialisé et des doublages intégralement en français. Il est d’ailleurs très agréable de vivre l’expérience pleinement et ne pas avoir à se soucier de lire des sous-titres ou de réfléchir à la traduction pendant que l’on discute en se déplaçant en compagnie de personnages non jouables. L’immersion s’en voit grandement renforcée même s'il faut parfois bien s’approcher d’un personnage pour que celui-ci reste audible (mais un peu comme en vrai en fait !). Les musiques sont de très bonne facture et collent parfaitement à l’univers.

Côté gameplay : aucun doute, c’est un portage !

Les combats à l'épée manquent cruellement de naturel
Les combats à l'épée manquent cruellement de naturel
Le jeu n’est pour le moment sorti que sur PSVR et nous pouvons vraiment le regretter puisqu’avec une jouabilité très limitée à 180°, les PS Move proposent une expérience très frustrante en particulier durant les phases de combat (aussi bien au corps à corps qu’à distance). Si le tracking des PS Move reste correct tant qu’on reste face à la caméra, il décroche rapidement dès qu’on se tourne ce qui arrive régulièrement dans l’action d’un combat. Et si la jouabilité à l’arc (que j’affectionne tout particulièrement) est assez bien réalisée, elle devient injouable lorsqu’on est entouré d’ennemi. Quel dommage !

Pour les déplacements aux PS Move, la jouabilité est plutôt bien pensée avec deux modes proposés. Le premier choix est un mode par téléportation pour les plus sensibles aux nausées (comme moi) qui permet d’ailleurs de faciliter certains déplacements rapides. Notez cependant que trop de téléportations consécutives jouent sur l’endurance ce qui aura pour effet de limiter la portée de la téléportation, tout comme le poids de l’inventaire. L’autre mode de déplacement qui émule un stick directionnel est plus classique et fluide mais il peut être plus difficile à supporter. Les deux modes sont associés à un système de rotation crantée sur pression des touches Croix ou Carré du contrôleur droit, obligatoire à utiliser à cause de la jouabilité 180°.

Quel que soit le mode de déplacement, c’est le déplacement "fluide" qui sera retenu lorsque vous serez à dos de cheval. Les déplacements sont accompagnés d’une réduction de FOV lors des mouvements trop rapides pour atténuer la cinétose ce qui est plutôt efficace puisque je n’ai ressenti aucune gêne après des sessions de plusieurs heures consécutives. Tout est paramétrable dans les menus ce qui est fort appréciable.

Les combats au PS Move sont assez limités, en particulier à l’épée ou à la masse. Le poids n’est pas du tout représenté et il est donc possible de faire de multiples mouvements rapides avec un espadon par exemple (ce qui facilite grandement certains combats rapprochés). La « hit box » est d’ailleurs trop large avec ces armes à une ou deux mains et les animations retranscrites pendant le duel sont donc inadéquation avec les coups portés. Cela ne nuit pas vraiment à l’expérience mais cela casse l’immersion. C'est heureusement beaucoup plus réalistes pour les sorts et combats à distance.

En l’absence de croix directionnelle, les menus flottants « glissants » perturbent les premières heures de jeu mais on finit par s’y habituer à la longue et à se dire qu’il aurait été difficile de les penser autrement à moins de revoir toutes les interfaces. Notons d’ailleurs que l’arbre des compétences et la carte sont assez vertigineux en réalité virtuelle.

Ceux qui n’apprécieront pas toutes ces problématiques liées aux limitations des PS Move pourront bien évidemment s’en remettre à une manette classique entre les deux mains et retrouver un gameplay tout ce qu’il y a de plus conventionnel.
 

Conclusion

Même s’il ne s’agit que d’un portage, découvrir ou redécouvrir l’univers de Skyrim en réalité virtuelle est véritablement jouissif. Tout n’est pas parfait, loin de là. Le PSVR et la PS4 limitent grandement l’expérience sur les aspects techniques et les PS Move nous prouvent une fois de plus qu’ils sont des contrôleurs VR d’un autre temps (tout comme le jeu qui date malgré tout de 2011). Mais quelle joie de parcourir Bordeciel à échelle réelle. Quel délice de se trouver face à des dragons taille réelle, un arc entre les mains. Quel plaisir de s’asseoir sur le bord d’une falaise à des milliers de mètres d’altitude et de contempler le lointain en admirant des flocons de neige tomber autour de soi.

Fus Ro Dah ! Vivre les aventures épiques de l’Enfant de Dragon en totale immersion, c’est le pied ! Skyrim VR est la promesse d’aventures immersives incroyables dans les années à venir lorsque toutes les limitations techniques d’aujourd’hui auront été balayées et que nous pourrons découvrir des mondes d’une richesse incroyable à mille lieues d’une expérience sur un écran classique.

 
Les points forts
  • Un RPG grandiose qui prend une toute autre dimension
  • Une aventure épique sur des dizaines d'heures
  • Un portage réussi
  • Un monde d'une richesse incroyable
Les points faibles
  • Techniquement dépassé
  • Une jouabilité trop limitée aux PS Move
  • Des interfaces pas toujours pratiques
The Elder Scrolls V : Skyrim VR sur ETR Apps
The Elder Scrolls V : Skyrim VR est un portage en réalité virtuelle du 5ème épisode de la série des Elder Scrolls.
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